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 Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]

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Avalon M. Kurohane
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MessageSujet: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Mar 20 Sep - 15:32


Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec...
Il y a quelques minutes à peine, tu avais tué quelqu'un... Un témoin dont tu n'avais pas pu vérifier les dires, qui était peut-être un innocent massacré au nom de ta survie. Et alors ? Tuer c'était tuer, peu importe qui. Mais cette ordure, maintenant trépassée, t'avait blessé lors de ton assaut. Pour fuir, tu avais pris l'apparence d'un léopard, bien que le guépard aurait pu être plus approprié. Tu avais détalé aussi vite que tu pus, vers le lac. Pourquoi ? Simple préférence.

Arrivé là bas, tu te jetas tel quel dans l'eau, puisque ton pelage était couvert de sang. Tu commenças à t’ébrouer dans l'eau, puis à frotter ton poil comme tu pus. Enfin, tu entrevis ta blessure... Elle te faisait sacrément mal, plus que ce que tu aurais pensé. Mais tu ne pourrais rien faire comme ça : tu te transformas en humain puis tu constatas que ce n'était pas si grave : tes vêtements étaient intact, comme tu le supposais, et la blessure était une coupure nette. Tu pourrais donc, en temps voulu, retourner chez toi d'un air innocent, après avoir trouvé un moyen pour arrêter le saignement. Même si le sang continuait de quitter ton corps, tout en nettoyant la plaie avec l'eau qui s'infiltrait par endroits, tu n'avais nul besoin de te préoccuper de ça maintenant : si jamais les gardes étaient déjà tombé sur ta victime, ils chercheraient rapidement par ici...

Mais pendant ton raisonnement, tu entendis un bruit. Immédiatement, tu pensas aux gardes royaux et tu te cachas dans l'eau. Mauvais timing : tu venais d'y penser et voilà que quelque chose ou quelqu'un arrivait. Sous l'eau, plaqué contre un rocher hors de vue de l'arrivant, tu observas la personne -visiblement humaine-, sans bouger, retenant ta respiration au maximum. Finalement, lorsque tu crus voir une fenêtre d'inattention, tu remontas légèrement à la surface pour que la personne soit à portée de main et, enfin, tu tiras un coup sec sur ce que tu pus -possiblement le bras ou la jambe de cette personne- pour l'entraîner dans l'eau. Pendant ce moment de flottement, où l'eau fut troublée par ce plongeon soudain, tu te transformas en serpent pour éviter de te faire repérer en tant qu'humain. Tu préféras même modifier un peu les écailles de l'animal pour pouvoir rester au fond de l'eau et te défendre en cas d'agression. Tu restas en suspens quelques secondes avant de te rendre compte que tu n'arriverais à rien en laissant les choses telles quelles. Tu t'enroulas donc autour de ta nouvelle proie et tu la dévisageas longuement... Ce n'était pas un garde... Plutôt une humaine, comme tu en avais eu l'impression. Cheveux blancs, yeux violets... Assez peu commun. Enfin, tu pouvais parler, puisque tu étais un serpent blanc aux yeux roses... En fait, la première pensée que tu eus fut qu'elle te ressemblait, ce qui te fis desserrer un peu ton étreinte pendant quelques secondes... Mais tu ne devais pas baisser ta garde.

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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Jeu 22 Sep - 11:57

Aujourd'hui, tu n'as pas fermé l’œil de toute la nuit parce qu'on t'avait confié une tâche de recherche : un habitant de la surface t'avait contactée il y a quelques jours afin que tu trouves son fils… Ainsi, paraît-il qu'il serait porté disparu depuis près de trois semaines et la police avait cessé les recherches. Lui, il n'espérait plus le retrouver vivant mais tu sentais qu'il y avait encore de l'espoir dans son âme. Il t'expliqua que son fils était devenu très instable et distant depuis que sa mère était morte, quelques années auparavant. C'était une jeune adolescent qui n'en faisait qu'à sa tête mais qui avait bon fond, malgré tout. Son père craignait néanmoins qu'il ne sombre et fasse quelque chose qu'il regretterait dans le futur. Ainsi, tu avais passé la première nuit ainsi qu'une partie du matin suivant à le chercher aux alentours du Mt. Ebott, où il avait été vu pour la dernière fois mais tu n'y trouvas rien. Tu y retournas tous les soirs jusqu'au lever du jour avant de retourner dans l'Underground pour échapper au soleil. Hier, tu avais trouvé quelque chose à lui ou, du moins, qui avait appartenu à sa mère : une écharpe noire, fine – une sorte de foulard, qu'il avait emporté avec lui.

Mais, que faisait-il ?
Que voulait-il ?

En touchant le tissus, tu eus une vision : tu le vis lui, enfant, au lit. Sa mère le bordait tout en lui chantant une berceuse. Quand les images cessèrent, cette même femme se trouvait devant toi, l'air inquiet. Elle demeura silencieuse, te regardant avant de t'inviter à la suivre. Vous avez marché pendant des heures, tu dus faire quelques pauses mais… au petit matin, vous êtes arrivées à une clairière de la Forêt Sombre. Selon la femme, c'était l'endroit secret où elle amenait parfois son fils quand il était enfant. Elle était une de tes congénères de son vivant, spécialisée en botanique et soins alternatifs. Son mari avait menti sur la nature de son décès au jeune homme qui, l'apprit par mégarde par le biais d'un mage qui était proche de sa mère.

C'était une histoire complexe, très complexe et épuisante – comme les recherches que tu avais mené ces derniers jours. Pourquoi la police n'avait pas voulu chercher davantage ? Étaient-ils entrés dans la forêt ? L'avaient-ils refusé ? Pourquoi son père n'avait pas contacté directement l'Ordre, s'il savait que son épouse était autrefois une mage ? Qu'est-ce qui n'allait pas ? Maintes informations manquaient dans ce puzzle mais on ne t'avait pas demandé de faire une enquête ni de te mêler de leur vie : tu devais seulement retrouver l'adolescent. Ni plus, ni moins. Nonobstant, cela ne t’empêcha pas de trouver étrange tout ceci. Surtout, la raison pour laquelle la police avait cessé les recherches après aussi peu de temps.

Sur place, tu as trouvé une gîte de branches et de feuilles dans le creux des racines d'une très grande souche d'arbre. Un arbre ayant l'air d'être mort et couvert de mousse ainsi que de champignons. Là-dessous, Nicolas se trouvait. Il était seul mais il n'était pas sans défense, ayant hérité de la magie de sa mère et de la force de son père. Il était têtu, persévérant et orgueilleux. Il était venu dans l'espoir de revoir sa mère, ou du moins, l'essayer. Il croyait que lors de certaines phases lunaires et sous certaines conditions, certaines personnes pouvaient voir ce qui n'était plus. Dans son cas, il avait échoué mais il refusait de rentrer après avoir perdu le foulard de sa mère.

Cette mission s'avéra avoir un double, voire triple, but.
Pourquoi ? Parce que devais passer un message de l'esprit – sans quoi elle ne pourrait reposer en paix – et retourner l'adolescent chez son père. Il te suffit de lui montrer le foulard pour pouvoir t'approcher de lui. Ensuite, tu t'installas près de lui avant d'entonner la berceuse que sa génitrice lui chantait quand il était enfant. Elle te précisa quelques changements afin de lui faire comprendre qu'elle était là, qu'elle veillait sur lui depuis quelque temps.


Voir un garçon comme lui pleurer était triste mais rassurant, puisque cela montrait qu'il était beaucoup plus sensible qu'il n'en avait l'air : il jouait au fort, au fier mais sa mère lui manquait énormément. Il en voulait certes son père mais il compris la raison pour laquelle il lui avait caché pendant tout ce temps la façon dont sa mère était morte – toi aussi, au fur et à mesure que la femme parlait et que tu transmettais à son fils, des pièces remplissaient ton puzzle – même si certaines demeuraient introuvables.

Après cela, après les adieux, l'esprit traversa de l'autre côté. Elle t'avait confié à la fois son fils et quelques mots pour son époux. Des mots que tu ne devais pas dire en face de leur fils. C'est pourquoi, après l'avoir raccompagné chez lui, tu attendis quelques instants pour t'entretenir uniquement avec ton client. Bien que l'homme fut surpris que tu l'enlaces avant de lui parler, quand il entendit les propos de feu son épouse, il rit. Il rit de bon cœur, tu sentais qu'il retenait ses larmes. Qu'est-ce qu'on t'avait dit de lui dire ?

« L'austérité ne te convient pas. Souviens-toi de notre promesse, souviens-toi de mes maladresses mais, surtout, n'oublie jamais que je t'aime. Nous nous retrouverons, tôt ou tard. Alors, ne m'utilises pas comme une excuse pour être seul. Je ne veux pas te voir broyer du noir, seul : tu as Nico', certes. Mais, tu es libre et je veux que tu sois heureux. »

Il était temps qu'il tourne la page.
Il devait honorer sa mémoire et non s'en emprisonner.
Tu refusas leur payement.
Nicolas insista pour rester en contact avec toi.

* * * * * * *

Maintes heures plus tard, tu te trouvais à nouveau dans l'Underground.
Tu étais passée par la maison en un coup de vent pour te changer et manger quelque chose : ta famille était dehors, ils travaillaient ou faisaient les courses. La mère de la famille qui t'avait recueillie t'avait laissé le petit déjeuner dans la cuisine, sur la table – comme d'habitude, avec un petit mot. Tu souris en le lisant. Certes, elle marquait toujours plus ou moins la même chose mais, chacun de ces mots, tu les chérissais. Ce n'était pas grande chose, pour les autres.

On t'aime.
Sois prudente.
Bonne journée, à ce soir.

Ce n'était pas ta famille, à proprement dire, mais c'était tout comme. Et, mine de rien, cela signifiait beaucoup : tu avais besoin de te sentir aimée. De savoir qu'on t'appréciait, que tu n'étais pas seule. Paradoxalement, tu aimais la solitude mais tu supportais mal le fait d'être isolée, de n'avoir personne à qui parler ou à qui te confier. Tu n'avais pas beaucoup d'amis, tu n'en avais que deux, à vrai dire… L'un était un oiseau, ton messager, tandis que l'autre vivait à la Capitale.

* * * * * * *

Désormais, tu étais à Waterfall.
Tu aimais t'y rendre parce qu'il ne faisait ni chaud ni froid et qu'il y avait des endroits peu fréquentés comme le lac ou le coin discret auquel on ne pouvait se rendre qu'à la nage ou en faisant un pont avec les Bridge Seeds. Ce n'était pas rare que tu cherches des endroits du genre. Tu en avais besoin, pour réfléchir, pour prendre du recul. Et, à défaut de pouvoir dormir, pour te détendre.

De ce fait, tu avais traversé ces sombres galeries aux fleurs luminescentes avant de te rendre au lac. Tu avais croisé quelques monstres en chemin, dont deux Temmies – tu n'avais pas pu t’empêcher de les caresser et de rester quelques instants avec eux : tu adorais les entendre ronronner et eux, ils t'adoraient à cause de ton apparence, de ta peau et de tes cheveux soyeux.

Une fois sur les berges du lac, tu as regardé autour de toi avant de poser ton sac et te déshabiller : tu allais faire trempette. Tu pensais être seule, à cet instant-là. Tu étais distraite, pensive… Pourtant, tu aurais dû sentir le danger qui te guettait au fond de l'eau. Tu n'eus à peine le temps de t'y glisser avant que quelque chose ne t'attaque, te plongeant brusquement dans l'eau tout en t'immobilisant. La surprise te fit hoqueter et tu manquas d'avaler de l'eau mais… la douleur que tu éprouvas en sentant cet animal t'étreindre et t'égratigner avec ses écailles n'était que moindre, comparée à l'éventuelle menace qu'il avait pu voir en toi et la douleur que lui, il éprouvait. Quand tu ouvris les yeux et que tu plongeas ton regard dans le sien, restant en apnée, tu vis un serpent blanc aux yeux roses. Un albinos, comme toi… Mais, il y avait quelque chose d'étrange, chez lui – et tu ne saurais dire quoi, exactement.

Ce n'était pas de la peur qu'il put apercevoir dans ton regard mais de l'inquiétude. Tu sentis qu'il était blessé et la présence du sang dans l'eau confirma tes pensées. Tu n'étais pas une très bonne plongeuse, encore moins si on te prenait au dépourvu c'est pourquoi tu devais trouver une façon de lui faire lâcher prise ou, du moins, de le rassurer afin qu'il se calme. Tu étais quelqu'un de faible, physiquement, et tu n'avais aucune magie offensive. Tu ne savais pas comment l'animal réagirait face à un assaut émotionnel… surtout en étant blessé.

C'est pourquoi, tu as essayé de soutenir son regard aussi calmement que possible. Tu lui as transmis ton calme afin de le détendre. Tu as retourné difficilement une main afin de pouvoir caresser le corps du serpent du bout des doigts – même si tu te griffais avec les écailles dès que tu faisais le moindre mouvement. Doucement, tu as fermé les yeux avant de poser ton front contre la tête du reptile. Tu lui as adressé un léger sourire, usant de ton pouvoir empathique pour calmer sa douleur. Au moins, si tu devais mourir aujourd'hui, là, à cet instant, ce sera avec la conscience tranquille.

Tu n'étais pas un danger pour lui, pour personne.
D'ailleurs, tu voulais l'aider mais…
Voudra-t-il que tu l'aides ?
Cela ne dépendait que de lui.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Jeu 22 Sep - 17:22, édité 2 fois
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Avalon M. Kurohane
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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Jeu 22 Sep - 12:30


Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec...
Son regard était planté dans le tien. Elle n’était pas effrayée mais… Inquiète. Cette impression te déstabilisa, mais tu ne pus décrocher ton regard du sien. Quelque chose t’en empêchait, et ce n’était pas certainement la partie pacifique en toi, c’était quelque chose d’autre, comme un instinct, une sorte de nostalgie, peut-être, que tu avais oublié avec les années… Quelque chose d’apaisant, quelque part. Tu en oublias presque ce que tu faisais ici, pourquoi et ce qu’il s’était passé… Te perdant dans le regard bienfaisant de cette femme, que tu essayais encore, à cet instant, de tuer par noyade. Tu ne remarquas même pas qu’elle ne portait aucun vêtements ce qui, en temps normal, t’aurais tout de suite donné des idées peu glorieuses… Quelque chose n’allait pas.

Quelque chose te dérangeait dans ce regard. Tu ne savais pas quoi, mais tu trouvais cela de plus en plus dérangeant. Alors, lorsque tu sentis le simple contact de ses doigts sur tes écailles, tu frissonnas et resserras ta prise : hors de question de te laisser amadouer comme un chiot apeuré ! Mais ce n’était peut-être pas le plus judicieux à faire. Ta tête rencontra son front, et tu savais déjà que c’était trop tard. Imitant l’humaine, tu fermas les yeux et lâchas doucement prise, incapable de réagir à ce qu’il se passait. Tu ne comprenais même pas ce qu’il se passait. Etait-ce à cause de ta blessure ? De cette fatigue que tu avais accumulée ? Ou… Tu compris à cet instant, rouvrant les yeux et te dégageant d’un coup, sûrement en blessant un peu plus ta proie, mais qu’importe, tu avais compris, mais trop tard : ton pouvoir s’annula, tu repris cette apparence humaine que tu avais tout le temps, tu manquas de te noyer en essayant de respirer, tu retournas à la surface.

Cette humaine ne l’était pas, elle possédait un pouvoir encore plus terrifiant que les autres, que ceux que tu avais pu croiser avant. Tu ne pouvais pas l’esquiver simplement, tu ne pouvais pas le contrer comme tu savais le faire si bien. Tu devrais garder tes distances avec cette… Mage, elle semblait être une mage. Un mètre ne suffirait pas, alors tu tentas de t’éloigner de deux mètres. Tu savais qu’aussi loin que porterait son regard, aussi loin que tes yeux rencontreraient les siens, tu ne serais pas en sécurité. Tu étais effrayé par ce pouvoir qu’elle avait, un pouvoir que tu ne pouvais malheureusement pas comprendre. Tu étais encore plus effrayé par l’effet que ce don venait de te faire : tu avais vu la bienveillance de cette femme, et ton corps, aussi bien que ton esprit, ne pouvait se résoudre à la combattre. Qui était-elle ? Que faisait-elle ici ?

Tu ne la quittais pas des yeux et pourtant, tu essayais d’éviter son regard. Tu venais de ressentir quelque chose que tu n’avais plus ressenti depuis longtemps, depuis ton enfance, tu tremblais tellement tu en avais peur. Tu ne voulais pas revivre cette expérience, sous aucun prétexte. Tu en voulais tout simplement pas te souvenir de tout ça, d’un passé que tu avais fui, que tu aurais sûrement voulu changer un jour, tu refusais de revoir les fantômes de ton passé… Tu ne voulais pas qu’en quelques secondes, cette femme brise tout ce que tu avais construit autour de tes émotions, cette carapace qui n’avait jamais été brisé ne pourrait tout simplement pas l’être en quelques secondes avec ce regard si bienfaisant. Tu refusais d’y croire.

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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Jeu 22 Sep - 15:00

Ton pouvoir eut le don de déstabiliser l'animal. Tu sentais son malaise, cette sorte de confusion qui le titilla jusqu'à ce qu'il comprit ce qu'il en retournait. Au début, il se resserra quand il sentit tes caresses mais finit par se laisser aller, se détendre – fermant également ses yeux. Néanmoins, quand il comprit que tu lisais en lui, il éprouva de la peur. Il te lâcha brusquement, griffant ta peau par endroits quand il se dégagea. Cela te fit plisser les lèvres mais cette douleur, encore, n'était rien face à que tu avais pu endurer par le passé ou ce que ce reptile endurait, à l'instant. Reptile.. ? En fait, il n'en était pas un. Tu le vis se transformer, prendre une forme humaine… Il n'était ni humain, ni monstre : l’énergie qui se dégageait de lui était très différente de celle de tes semblables. De ce fait, ce n'était pas un mage mais un hybride, d'où le fait que tu n'aies pas pu l'identifier avant. Tu n'avais pas croisé le chemin de beaucoup d'hybrides… Et, les deux fois que tu en rencontras, ils ne furent guère faciles à aborder.

Toutefois, ils n'avaient pas éprouvé la peur que cet inconnu ressentait en ta présence. Il faillit même se noyer en prenant cette forme humaine. Tu ne songeas même pas au fait que tu étais nue, tu n'éprouvas pas non plus de la gêne, trop inquiète à son sujet. Tu faillis à nouveau avaler de l'eau, ce qui te rappela que tu devais remonter à la surface – comme lui. Une fois en haut, tu toussas quelques instants, t'approchant de la berge pour t'y appuyer, prenant lentement ton souffle. L'hybride s'éloigna rapidement de toi mais il semblait incapable de se détourner de toi – pourtant, tu sentais qu'il aurait voulu fuir ton regard.

Tu posas un instant ta tête contre tes le sol, poussant un long soupir maintenant que tu avais réussi à reprendre ton souffle – bien que ton pouls et ta respiration étaient toujours courts. Cet homme se trouvait toujours dans ton périmètre. Dire qu'il avait peur de ton pouvoir était peu dire… Il en tremblait mais… n'est-ce pas plutôt un cocktail d'émotions que tu percevais ? Intimidation, incompréhension, méfiance et effroi… Tu lui faisais perdre les moyens, fallait-il croire.

Silencieusement, tu levas les yeux vers lui.
Tes iris quittèrent leur teinte améthyste pour devenir d'un bleu électrique brillant, se dégradant progressivement, vers le centre en bleu glacé : son inquiétude ainsi qu'une onze de tristesse transparaissaient. Difficilement, tu t'extirpas de l'eau, t'asseyant au bord, les pieds dans la flotte. Tu te détournas brièvement de lui pour constater les blessures qu'il te fit sous sa forme écailleuse.

Ce n'était pas grande chose.
Ce n'était pas très profond, ça ne saignait pas beaucoup malgré les apparences : l'eau donnait l'impression que tu perdais plus de sang qu'il n'y en avait. Ah, en tout cas, ce n'était pas pire que le jour que tu es tombée dans les ronces, quand tu as été faire quelques achats à la surface. Tu avais des épines un peu partout et tu avais bousillé une robe toute neuve.

Hm… Tu massas légèrement tes bras, là où l'hybride t'avait serrée quelques instants plus tôt. Tu venais de te rappeler que tu étais nue mais, il était sûrement trop tard : il avait sûrement vu quelque chose. Heureusement que ta longue chevelure couvrait une bonne partie de ton corps – mais, surtout, tu avais de la chance de ne pas être pudique. Tout en te lavant pour chasser le sang qui dégoulinait sur ta peau, tâchant tes cheveux, tu pris la parole :

Ce n'est qu'un humble conseil mais, vous devriez peut-être faire quelque chose avec votre blessure. soufflas-tu à l'entente de cet homme aux yeux roses. Tu demeuras silencieuse pendant quelques secondes et, lorsque tu eus fini de te laver, t'étiras légèrement pour récupérer tes affaires – les attirant près de toi. Vous m'en voyez navrée d'avoir sondé votre esprit… Je ne l'ai guère fait de délibérément. Nonobstant, si vous éloignez davantage, vous allez ressentir à nouveau la douleur.

Tout en parlant, tu fouillais à l'intérieur de ton sac-bandoulière avant d'en sortir de quoi soigner la blessure de ton interlocuteur – un boîtier blanc avec du matériel para-médical. Tu le regardas à nouveau, le détaillant rapidement du regard : la blessure se trouvait sur l'un de ses flancs, près des hanches, une zone par laquelle passaient des nombreux vaisseaux sanguins – des artères très importantes, qui plus est. Tu ne défis guère le lien empathique afin de pouvoir contrôler sa douleur, la chassant.

Détendez-vous… Vous risquez de saigner davantage, sinon. ajoutas-tu, faisant glisser le boîtier jusqu'aux pieds de ton aîné. Tenez… A moins que vous ne désiriez que je m'en occupe ?

Un nouveau sourire fendit tes lèvres, malgré tout. Du début jusqu'à la fin, ta voix était empreinte de tendresse : tu étais toujours sincère.
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Avalon M. Kurohane
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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Jeu 22 Sep - 16:36


Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec...
La mage remonta à la surface aussitôt qu’elle put et alla s’appuyer sur la berge. A cet instant, tu compris que tu venais de manquer l’opportunité de tuer un témoin. Même si elle ne t’avait pas vu tuer ta cible, à Waterfall, elle avait vu l’agressivité dont tu pouvais faire preuve… Ce qui n’était pas vraiment mieux. Dans ton esprit, tu t’imaginais bien la scène, comme tant de fois avant, celle où tu mettais fin aux jours de cette femme, de ce témoin mais cette fois, ton corps refusait d’agir. Tu avais beau lui hurler intérieurement de bouger, il refusait de blesser cette mage. Et lorsque son regard croisa le tien, tu compris qu’une fois de plus, il était trop tard, tu étais sous son influence. Tu ne bougeais plus, te contentant de garder ce contact, comme si ta vie en dépendait. Tout semblait disparaître autour de toi. Il n’y avait jamais eu de peine, jamais eu de douleur ou de tristesse. Il n’y avait que le calme, ce calme dont tout le monde rêve, cette sensation d’être bien en ce moment, à cet endroit.

Il n’y avait jamais eu de souffrance…

Il n’y a jamais eu de crimes…

Il n’y aura jamais de regrets.

Tu étais en train de déconnecter de la réalité, tu crus sentir une présence glaciale proche de toi, elle te ramena à la réalité. La mage était sortie de l’eau, elle semblait blessé, mais tu n’avais rien remarqué de tout ça : tu venais de te retourner, comme si un fantôme d’antan avait fait son apparition, ramenant toutes ces poussières d’un passé que tu essayais d’oublier. Mais tu ne vis rien, tu n’entendis rien, la présence avait disparue, comme jadis. La voix de la mage te ramena enfin à aujourd’hui, tu te retournas à nouveau pour la regarder. Tu ne pouvais pas entendre cette voix qui murmurait un nom qui, jadis, avait un sens : « Julius ». Elle était pourtant là, cette présence, cette aura à côté de toi, qui te frôlait, mais que tu ne pouvais voir ni entendre et encore moins sentir.

La mage semblait s’inquiéter pour ta blessure. A ce moment, tu posas ta main sur la plaie, en plissant légèrement les yeux. Tu avais eu cette impression que ce n’était pas grand-chose, tu l’avais oublié, mais avec ce remue-ménage, tu avais aggravé ton cas. Elle parla de sonder ton esprit, et de douleur. Alors c’est ce qu’elle avait fait, elle avait lu en toi et découvert que tu souffrais, elle avait cherché à… T’aider ? Cette pensée t’arracha un sourire. Le pouvoir de cette femme était vraiment effrayant, tout ce que tu ne voulais pas et que tu redoutais : qu’on lise en toi, en ton passé, qu’on te comprenne et qu’on cherche à t’aider : tu n’avais pas besoin d’aide. Avec cet air supérieur et hautain, tu te permis de lui répondre :

« Ressentir la douleur ? Je passe ma vie avec, la ressentir c’est comme se sentir en vie, alors mêlez-vous de vos affaires ! »

Mais finalement, face aux premiers soins qu’elle te proposait, tu te frottas légèrement la joue, hésitant un instant et, finalement, tu t’assis à côté de la mage, t’avouant vaincu. Tu retiras ton sweat noir –celui dont tu ne te séparais jamais quand tu allais chasser et qui, par la même occasion était par endroit souillé de cendres et de sang, signe qu’il faudrait que tu le changes, à défaut d’arriver à le nettoyer-, puis ton haut, un tee-shirt de la même couleur. Tu détournas le regard en soupirant, avant de parler à nouveau, d’un ton totalement différent de tout à l’heure :

« Vous l’avez proposé alors faites-le vous-même. »

Quelque chose te déstabilisait dans cette femme. Son regard, c’était certain, mais aussi autre chose. Peut-être ce sourire, qui t’amenait à nouveau des souvenirs, quelque chose que tu aurais oublié et pourtant, dont ton esprit se souvenait. Tu ramenas tes cheveux, qui couvrait ta nuque, en une queue de cheval, que tu n’avais pas eu le temps de refaire, pour éviter que ça te gêne. Tes vêtements étaient néanmoins trempés, mais cela t’importait peu. Tu ne comptais pas, au début, finir dans cette situation, alors autant laisser le destin faire… Et cette mage aussi, en espérant que tout se passe bien, afin de ne pas avoir à user de la force pour la faire taire.

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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Ven 23 Sep - 21:42

Alors que tu parlais au jeune hybride, tu sentis une nouvelle présence. Une présence hostile et corrompue : c'était une âme pleine de rancœur, haine, douleur, tristesse et ayant une soif de vengeance digne d'un génocide enragé qu'on aurait trahi. Oui. Elle semblait avoir été trahie, cette âme. Elle te rendait mal à l'aise, très mal à l'aise. Son énergie était oppressante et ton interlocuteur ne semblait ni la sentir ni l'entendre. Pourtant… cette créature d'apparence reptilienne semblait être rattachée à lui – elle se montrait très proche, tactile. Elle avait murmuré quelque chose, un prénom.

Était-ce la façon dont on appelait l'hybride ?
Était-ce quelqu'un d'autre ?

Quoi qu'il en soit, ce fut ta voix et seulement ta voix qui sortit cet homme de ses pensées. Quand il t'entendit dire que tu avais senti ta douleur à lui, il esquissa un sourire dans lequel tu descellas une pointe d'amertume. Ainsi, il ne tarda point à prendre un air altier avant de prendre la parole à son tour :

Ressentir la douleur ? Je passe ma vie avec, la ressentir c’est comme se sentir en vie, alors mêlez-vous de vos affaires ! te dit-il, au début – d'un ton presque sec.

Certes, cela ne te concernait pas.
Ton sourire ne vacilla point : tu n'oserais jamais prétendre que cet homme te ressemble – outre le fait qu'il soit albinos, comme toi. Néanmoins, tu savais ce qu'était la souffrance, tu l'as côtoyée depuis ta plus tendre enfance. À trop souffrir, à ne plus connaître que la douleur, on oublie que l'on est vivant. On oublie ce qu'est d'avoir le cœur léger et de vivre en profitant de chaque petite joie, au quotidien. Tu le savais très bien, toi. C'est pour cela que tu chérissais chaque souvenir, chaque sourire et chaque mot doux qu'on t'accordait. Ceci dit, tu protégeais tout autant les mauvais souvenirs et expériences, jugeant qu'ils faisaient également partie de toi, de ce que tu étais et contribuaient à faire de toi celle que tu étais, à présent. Tout était important, tout avait une valeur – que cela nous plaise ou pas.

D'ailleurs, ton aîné ne refusa point l'aide que tu lui offrais. Il frotta légèrement sa joue, hésitant avant de venir s'installer auprès de toi – te retournant le kit de premiers soins, par la même occasion. Le fait qu'il ne te repousse pas te fit sourire davantage, soulagée et contente de pouvoir te rendre utile auprès de quelqu'un. L'albinos retira ses hauts (un vieux sweet qui, malgré sa couleur, ne pouvait guère cacher les tâches de sang et de cendres, ainsi qu'un t-shirt) – tous deux noirs. Ensuite, il regarda ailleurs, poussant un soupir avant de daigner reprendre la parole :

Vous l’avez proposé alors faites-le vous-même. le ton qu'il avait employé était très différent de celui de tantôt : tu le perturbais toujours autant, mais il faisait l'effort de rester près de toi afin que tu puisses t'occuper de lui.

Quoi qu'il en soi, pendant qu'il se coiffait, tu as profité pour ausculter son corps, non seulement pour évaluer sa blessure mais pour t'assurer qu'il n'en avait pas d'autres – on ne sait jamais. La coupure de la hanche était nette et relativement profonde. Tu ne voulais pas toucher l'hybride sans mettre des gants – tu avais les mains propres mais, si ton don d'empathie le perturbait, si jamais tu voyais quelque chose ou partageais avec lui une vision, tu ignorais comment il pourrait réagir. Ainsi, sans quitter la blessure des yeux, tu as fouillé parmi tes habits les gants que tu portais avant de patauger : c'étaient des simples gants noirs, fins – du satin avec un peu de dentelle. Tu te fichais de les salir, tu avais quelques ruses pour faire partir les taches de sang.

Après les avoir enfilés, tu as ouvert le boîtier, pour en sortir quelques pansements, un petit flacon de désinfectant et des bandages. Tu as posé tout sur tes cuisses afin de l'avoir plus facilement à portée. Tu as commencé par nettoyer la blessure avec l'eau du lac et tu as épongé soigneusement les lèvres de la plaie avec des pansements. Suite à cela, tu appliquas un peu de désinfectant sur la blessure, écartant doucement la plaie afin que ça puisse bien pénétrer à l'intérieur. Comme tu l'aurais sûrement fait avec un enfant, tu as soufflé légèrement sur la plaie afin de soulager la démangeaison ou l’éventuelle douleur que le liquide pourrait lui produire. Une fois de plus, tu as nettoyé l'extérieur de la plaie, joignant les deux lèvres avant de piocher dans le boîtier les quelques points de suture auto-collants qu'il y avait – tu les as appliqués aussitôt, les accompagnant de quelques pansements avant de faire un bandage compressif autour de ses banches, à ras du pantalon. Tu étais habile de tes mains, tu semblais être habituée à faire ce genre de choses, surtout, sans poser des questions – même si la curiosité te titillait, souvent.

Quand tu eus fini, tu rangeas les enveloppes en plastique dans le boîtier – le fourrant dans ton sac, à nouveau. Tu ne laissas que l'eau oxygénée dehors, pour pouvoir t'en servir comme détergeant. Tu te redressas alors, regardant ton congénère dans les yeux, un doux sourire aux lèvres.

Voilà~♪ soufflas-tu, sur un ton presque jovial – retirant tes gants pour . Tentez de ne pas faire de gestes brusques jusqu'à votre entaille commence à cicatriser. La suture auto-collante n'est guère adéquate pour ce genre de zones ni de blessures mais elle tiendra les lèvres de la plaie plus proches. Si vous faites attention, il n'y aura pas une cicatrice très visible.

Maintenant redressée et aussi près de toi, tu pouvais discerner difficilement quelques brûles, çà et là, sur tes jambes et tes hanches – principalement. Néanmoins, les cicatrices qui attiraient le plus l'attention, c'étaient celles qui ornaient ton cou et tes poignets. On ne saurait dire si ce furent des blessures incises ou de l'abrasion, mais, dans tous les cas, elles étaient beaucoup plus visibles que tes brûlures.

Tu te détournas brièvement de cet inconnu, versant ce qui restait d'eau oxygénée sur tes gants. Tu les posas non loin de toi, laissant que le désinfectant fasse effet, attirant le sang dans son écume. Tout en te penchant pour te laver les mains dans le lac, tu pris un petit air pensif – un peu de sang maculait tes mains, ayant percé le tissu. Tu semblas absente pendant quelques secondes (tu manquas même de perdre le sourire) avant que tu ne fermes les yeux. Qu'est-ce qui te tracassait ? Qu'est-ce qui te faisait réfléchir ainsi ? Maintes choses.

Dont quelques questions que tu songeais à poser…
Mais tu ne les prononcerais pas, pas pour l'instant : cela ne te concernait pas.
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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Sam 24 Sep - 16:05


Chassé croisé entre passé et présent
Tu laissas la mage s’occuper de toi, sans broncher. C’était assez rare que tu sois aussi docile, mais son pouvoir semblait avoir une grande influence sur toi : sans souffrance, ta folie s’éteignait et ton côté génocide semblait dormir, n’ayant plus rien pour le raviver. Pendant qu’elle s’occupait de ta blessure, tu ne la quittas pas des yeux, simple précaution au cas où. Tu surveillais chaque geste, afin de vérifier qu’ils n’étaient pas déplacés. Mais ce qui attira plusieurs fois ton attention fut les marques, un peu partout sur son corps, tu te retins même de les effleurer, intrigué. Tu te contentais de regards, sans bouger, sans parler.

Tu plissais légèrement les yeux par moment, sentant les picotements du désinfectant, qui était assez désagréable, sans pour autant faire vraiment mal. La demoiselle était soigneuse dans son travail, elle le faisait bien, sans poser de questions. De toute façon, tu n’aurais pas répondu. Tu finis par simplement détourner les yeux, lorsqu’elle commença à bander la plaie. Tu avais l’air légèrement affecté par le contact avec ta peau, mais tu t’efforças de ne pas en tenir compte : tu n’aimais pas qu’on te touche. Tu regardas brièvement le bandage, comme pour inspecter le travail, pendant que la mage rangeait ses affaires. Tu fis quelques mouvements, repéras ce que tu pouvais ou ne pouvais pas faire et, enfin, tu hochas légèrement la tête, comme satisfait. Tu ne t’inquiétais pas trop d’une possible cicatrice, puisqu’avec ton travail, tu risquais tous les jours d’en avoir. Mais tu remerciais souvent ton hybridisme, qui te permettait de guérir en moyenne plus vite et mieux qu’un être humain normal. Tu ne savais pas trop si un monstre pouvait garder des cicatrices, mais, si c’était le cas, tu savais que tu avais moins de chance d’en avoir. Cependant, quelque chose te titilla : adapté pour ta forme humaine de base, mais certainement pas pour le reste. Tu allais donc être coincé sous cette forme un bon moment, sinon les soins risquaient d’être inutiles… C’était aussi en partie pour ça que tu ne soignais que très peu tes blessures.
Ton regard se porta sur le cou de la mage, puis sur ses poignets : tu pouvais voir des marques plus visibles que les autres. Tu les fixas longuement, alors qu’elle nettoyait ses mains dans le lac. Cette fois, tu oublias de retenir tes gestes : tu approchas ta main du coup de la demoiselle, puis l’effleuras, sur les marques. Tu pensas d’abord à un accident, mais cela ressemblait plus à une forme de maltraitance. Immédiatement, tu eus un geste de recul lorsque tu t’en redis compte.

« Ehm… Désolé… Je ne sais pas ce qui m’a pris… »

Tu détestais t’incruster comme ça dans le passé ou la vie des autres, mais à ce moment, à cause du pouvoir de cette femme, en partie, tu n’étais plus vraiment toi-même, comme si tes habitudes de vie et toute cette malveillance du passé avait été écarté pour ne laisser que ce que tu serais devenu, sans cette perversion que tu avais vécu. Et la présence autour de toi semblait se renforcer à l’idée de te voir si « heureux » si peu « torturé » par ce que tu avais fait. Cela semblait presque l’enrager, si bien que son influence commençait à reprendre du dessus, comme un bourdonnement croissant qui semble ne jamais cesser : tu plissas légèrement les yeux, influencé par une certaine malveillance.

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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Dim 9 Oct - 16:22

Cet homme se laissa faire pendant que tu le soignais – sans chigner, même si le désinfectant et ton contact le dérangeaient. Indéniablement, il semblait être habitué à être blessé, à souffrir – et tu en avais pu le constater quelques instants plus tôt – et n’appréciait pas tellement que ça le contact physique. Pendant que tu étais penchée vers lui, tu sentis qu’il éprouvait une certaine forme de curiosité à ton égard sans vraiment savoir pourquoi.

Qu’était-ce, ce qui l’intriguait à ce point ?
Ta naturalité, ton calme, ton manque de pudeur ou tes cicatrices ?

Tu n’en savais rien mais tu n’avais pas pensé à tes marques. Tu n’avais même pas envisagé le fait qu’il puisse y porter son attention – il ne serait pas le premier à le faire, malgré tout. Tu cachais ces cicatrices pour éviter les questions ainsi que la pitié d’autrui. Si jamais on te demandait quoi que ce soit, tu te savais incapable de mentir et garder silence face à des assauts oraux te rendrait mal à l’aise – surtout à ce sujet. Tu savais te taire, tu étais peu bavarde en temps normal. Tellement peu, que ce n’était pas rare qu’on te pense muette jusqu’à ce qu’on te surprenne en train de chanter ou de parler à quelqu’un de proche.

Quoi qu’il en soit, au moins, il fut satisfait par tes soins ; il testa même la fiabilité du bandage et des sutures, pour voir à quel point ses mouvements pourraient ou ne pas être limités. Tu le voyais faire du coin de l’œil pendant que tu te lavais les mains dans le lac – de la même façon que tu surveillais l’être invisible qui le hantait. Tu n’étais pas vraiment méfiante au sujet de cet homme, tu l’étais davantage pour la reptilienne hostile. C’était la première fois que tu voyais l’âme d’un monstres – du moins, elle en avait l’air. Ce n’était quelque chose chose de normal, d’habituel puisque les âmes des monstres se décomposaient une fois hors de leurs corps : elles se brisaient, d’accoutumé, se perdant et disparaissant. Selon toi, les monstres décédés redevenaient magie, leur énergie rejoignant une sorte de flux comme celui que les âmes humaines rejoignent après la mort – ce qu’on appelait La Source. Alors, qu’un monstre puisse vivre hors de son corps, ainsi c’était préoccupant. S’il n’y avait pas des gênes humains dans l’ancienne enveloppe charnelle de cette femelle, le fait que son âme ait pu survivre à la désincarnation était une preuve indéniable que les sentiments puissants pourraient donner assez de consistance à un esprit monstre pour survivre au trépas.

Haine, colère, tristesse, douleur, rancune, amertume…
Il y avait bien des traces d’émotions tendres dans cette âme errante mais elles n’étaient qu’infimes… Les mauvais sentiments avaient prit le dessus au même titre que la soif de vengeance. S’en était navrant et perturbant. Tu supportais mal sa présence. Elle souffrait autant que la personne qu’elle hantait – ou plus… tu ne pouvais pas jauger ses expériences mais le fait que tu te comportes aussi tendrement avec l’hybride et qu’il ne souffre pas en ta présence semblait enrager davantage la créature. Lentement, mais sûrement, tu sentais ses émotions s’accentuer. Il était dans ton devoir d’aider ceux qui ne sont plus mais cette femme t’effrayait presque…

Alors que tu étais absente, cherchant à chasser tes souvenirs et les assauts émotionnels de cette femelle, le temps sembla s’arrêter. Pendant un court instant, tu eus l’impression de te retrouver en compagnie de Sheik, ton seul et unique amour. Tu n’avais aimé que lui et ce, malgré tout le mal qu’il avait pu te faire par le passé. Tu  ne le détestais pas et tu étais incapable de l’en vouloir. Même s’il s’était montré violent, désagréable et qu’il t’avait blessée – physiquement et mentalement –, il ne l’avait pas fait volontairement. Tu le savais. Il ne te voulait pas vraiment de mal, tu l’obsédais. Cette obsession l’avait conduit à agir de la sorte et te savoir aussi loin de lui, loin de sa portée et voir comment te traitait autrui (surtout ta famille), n’enrageait. Il était possessif mais tout aussi surprotecteur. Il t’aimait. Il t’aimait à la folie et c’était bien le cas de le dire : tu lui faisais perdre les moyens.

En soi, Sheik n’était pas quelqu’un qui avait beaucoup de self-control, ce jeune furry était… particulier.  Il fallait le comprendre pour savoir comment agir avec lui. C’était un requin blanc après tout. Il était imprévisible mais… dès qu’il s’agissait de toi, il se montrait plus doux. Il était même maladroit, parfois. Vous aviez l’habitude de vous voir ici, au lac ou près des chutes d’eau. Il supportait mal le froid, c’est pourquoi il n’allait pas souvent à Snowdin mais, quand il le faisait, il passait te voir en premier. Il ne voulait pas que ce monde te souille, il craignait même de te souiller… Il tentait tellement de te préserver, de garder ta pureté et ton innocente.

Lui, un génocide…
Lui, un déserteur recherché…

Dans le dernier souvenir qui traversa ton esprit avant de revenir à la réalité, ton petit requin adoré te souriait de toutes ses dents : tu l’avais fait rire une fois que tu avais trébuché et tombé à l’eau, toute habillée. Ce qui te fit reprendre tes esprits fut le contact des doigts de l’hybride sur ton cou. C’était étrange qu’il t’ait touché pendant que tu pensais à la personne qui t’avait fait ça. Il eut un rapide geste de recul quand il réalisa ce qu’il faisait. Tu le regardas, interloquée avant qu’il ne prenne la parole pour s’excuser :

Ehm… Désolé… Je ne sais pas ce qui m’a pris…

Alors que tu comptais prendre la parole, tu sentis que la colère de la reptilienne augmentait encore plus, au point d’influer l’hybride. Tu ne savais pas ce qui traversait son esprit mais tu sentais ce qu’il éprouvait et toute cette malveillance semblait faire plus de poids que le calme que tu projetais sur cet homme. Tu voulais aider cette âme aussi, même si tu te doutais que ça n’allait pas être évident. Traiter avec des esprits aussi corrompus, aussi ancrés dans leur malaise n’était jamais simple.

Alors, doucement, tu secouas la tête, lui adressant un petit sourire.
Ce n’était pas grave, il n’avait pas besoin de se justifier.

Ne le soyez pas, sir, car vous n’avez rien fait de mal. soufflas-tu à l’entente de l’albinos. Tu sortis tes pieds de l’eau, t’asseyant en seiza, lentement, sans écarter les jambes : tu demeuras droite et sereine. Du bout des doigts, tu effleuras ta gorge, également, élargissant ton sourire. Même si les apparences jouent à son encontre, cette cicatrice était un accident. La personne qui me l’a faite ne souhaitait pas me blesser : il avait dérapé, pourrions-nous dire. Quoi que les gens pourraient dire à son sujet, il n’était pas quelqu’un d’aussi mauvais qu’on le croyait. lui avouas-tu, marquant une courte pause avant d’effleurer tes poignets. Cet homme n’a rien à voir avec les autres cicatrices, si vous voulez savoir. Celles des poignets et des chevilles sont plus anciennes : ce sont des enfants d’une école que j’ai fréquenté qui me les ont faites. Je les effrayais parce que j’étais différente alors, ils n’osaient pas m’aborder tous seuls. De ce fait, un jour, après les cours, ils m’ont attachée et enfermée dans l’un des coffres de la salle de sport.

Depuis, tu es claustrophobe.
Les cicatrices n’étaient rien comparé à l’angoisse que tu éprouvas ce jour-là. Tu avais paniqué, crié et pleuré autant que tu ne sentais plus la douleur sur tes poignets. Pourtant, tu saignais. La corde t’avait abrasé et écorché la peau assez profondément. Les blessures s’étaient infectées, même. Tu avais été plusieurs jours sans aller en cours et, à ton retour, tu avais appris que les enfants n’avaient pas été virés pour ce qu’ils t’avaient fait : ce ne sont que ds enfants, ces choses arrivent – selon les adultes. Alors, puisque l’établissement n’avait rien fait, tes frères avaient pris des mesures : Aliott tabassa quelques uns à la sortie (quand il accompagna Lawrence, un jour) et Law’ n’eut aucune gêne à se rendre chez eux pour dire à leurs parents ce qu’on t’avait fait. On avait fait justice, même si ce n’était pas la façon la plus appropriée. Tu en voulais à ces enfants pour ce qu’ils t’avaient fait mais tu ne leur souhaitais rien de mal. Tu ne souhaitais jamais du mal à personne : on devait seulement avoir ce qu’on méritait. Telle était ta philosophie.

Les enfants peuvent être bien plus cruels que les génocides, puisqu’ils manquent de discernement – à mon humble avis. ajoutas-tu, laissant sous-entendre que l’homme que tu semblais chérir autant était un génocide ayant sa petite réputation.

Silencieusement, tu t’es brièvement détournée de ton interlocuteur pour récupérer tes habits. Tu n’étais pas pudique, certes. Mais tu étais respectueuse. De ce fait, tu as commencé par enfiler tes sous-vêtements (une culotte et un corset) avant de remettre ta robe, tes bas et tes bottes – cachant à nouveau tes cicatrices, toutes, sauf celles des poignets puisque tes gants étaient mouillés et sales. Tu prenais ton temps, tu n’étais pas pressée et, surtout, tu ne voulais pas que les petites blessures que tu avais saignent encore plus. Tu ne tenais pas à tacher ta robe.

Ainsi, de la même façon qu’on pouvait comprendre que tu avais aimé un génocide, on comprenait qu’il était sûrement mort, puisque tu parlais au passé de lui. Il y avait une certaine tristesse dans ta voix et dans ton regard quand tu le mentionnais mais, également, de la tendresse. Ce que tu avais vécu avec Sheik, peu de gens pourraient le comprendre. On avait tellement tendance à juger autrui sans même prendre la peine de le connaître.

Soit. Cela n’a plus d’importance, à présent. lanças-tu, changeant subtilement de sujet.

Sur ces paroles, tes grandes prunelles changeantes se posèrent sur le métamorphe avant que tu ne portes ton attention directement sur l’âme hostile qui l’accompagnait. Tu la regardas, lui montrant que tu savais qu’elle était là. Tu te montras respectueuse, comme tu l’aurais fait envers n’importe qui. Tous les défunts avaient droit au respect. Ils le méritaient, quoi qu’ils aient fait de leur vivant et quoi qu’ils fassent, à présent.

J’ignore ce que cet homme vous a fait… J’ai le sentiment qu’il vous a beaucoup fait souffrir par le passé mais, je vous en prie : faites preuve de clémence et laissez-le au moins faire sa convalescence. fis-tu, d’une voix plus douce que tantôt.

Tu voulais montrer que tu comprenais ce qu’elle éprouvait même si tu en ignorais le fond. Malgré l’assurance qu’il y avait dans ton discours, tu te montrais humble et avenante : tu t’inquiétais aussi pour elle – c’était plus fort que toi.

Ce que vous éprouvez vous prive du repos qui vous est dû, ma chère dame. Est-il vraiment nécessaire de vous acharner ainsi ? Que vous apporte toute cette haine et cette colère ? En le hantant de la sorte, vous souffrirez plus que vous ne souhaitez voir souffrir. murmuras-tu, tentant tant bien que mal de transmettre aussi des bonnes émotions à la reptilienne. Je ne suis personne pour vous dire cela mais mon inquiétude à votre égard et celui de votre connaissance est sincère. Je doute pouvoir vous être de grand aide mais… je pourrais éventuellement vous soulager. terminas-tu, te redressant avant de tendre une main vers l’âme hostile.

Tu lui offrais ton aide, à elle, tout comme tu l’avais offerte à l’albinos.
Tu ne pouvais pas toucher les esprits mais, si on te touchait, tu pouvais le sentir – voilà un des mystères et des limites de ton pouvoir. Que faire si elle refusait ? Comme tu faisais d’habitude : rien. On ne peut pas aider quelqu’un qui refuse d’être aidé.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mer 30 Nov - 17:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Ven 21 Oct - 17:28


Chassé croisé entre passé et présent
Tu vis la mage secouer la tête et t'adresser un sourire, comme si ton geste n'avait pas été déplacé, alors que tu pensais qu'il l'était. Tu n'avais jamais eu ce genre de réaction avec qui que ce soit et encore avec les blessures un passé inconnu de ta part. C'était tout simplement impensable que tu puisses t'y intéresser et s'introduire ainsi dans histoire d'une personne, quelle qu'elle soit. Mais cette demoiselle se lança dors et déjà dans une explication qui, en temps normal, aurait réveillé ton esprit indifférent. Mais ce ne fut pas le cas, probablement à cause de son pouvoir. Elle alla même plus loin en racontant l'histoire des autres cicatrices. Étrangement, elle te ressemblait beaucoup. Tu posas tes yeux sur chacune des cicatrices de ton interlocutrice, comme intrigué. Tu portas même, pendant quelques secondes, ta main vers ton tatouage, à ta hanche. Ce symbole était le dernier signe de ton ancienne vie, de tes pêchers, mais aussi celui de ta souffrance et de ces années à subir, toujours, les humeurs des autres. Ton regard ne quitta pas une seconde la mage. Tu sentis même un certain désir, qui fut vite étouffé, à la fois par ton esprit, mais aussi par cette rancœur croissante de la reptilienne, cette femme, ce fantôme qui te hantait et que tu ne pouvais ni voir, ni sentir consciemment. Ton esprit commençait à se vider de chaque humeur, chaque émotion, comme aspiré dans ce que tu appelais... La folie.

Mais très vite, tu remarquas que la mage posa son regard un peu plus haut, un peu plus loin de toi. Tu suivis même son regard, mais tu ne vis rien. Elle lui parla même, mais tu ne pouvais comprendre. L'esprit, quant à elle, dévisagea avec dégoût la femme. Son dégoût s'accentua à chaque mot, et elle finit par répondre :

« Peu importe quelle Dejona tu es, tu n'es qu'une Sephöres lesyös. Tu ne sais rien de moi ou de lui alors retourne d'où tu viens ! »

Mais la mage recommença à parler, tentant d'aider l'esprit, sans que tu puisses entendre, voir ni même comprendre ce qu'il se passait. Tout ce que tu sentais fut cette rage montante en toi, qui semblait peu à peu te vider de tes forces : tu regardas le sol, l'air vague. La spirituelle continua :

« Jamais je ne lâcherais l'enfant du Chaos ! Il nous a fait souffrir et je me dois de lui en faire payer le prix ! Tant qu'il ne sera pas mort, et même après, je lui pourrirais la vie ! Dites-lui que sa très chère Néa est juste à côté, qu'elle lui touche l'épaule comme une mère aimante qu'il a massacré avait fait par le passé ! Et Cassandre lui passe le bonjour, et espère qu'il se porte bien. ! »

L'esprit cracha presque les derniers mots, serrant sa main spectrale sur ton epaule, que tu ne pouvais sentir. Tu étais juste absent... Comme perdu dans tes pensées. Tu ne semblais pas comprendre ce qu'il se passait mais tu n'avais pas l'air de vouloir comprendre non plus. Alors espérer que quelque chose que tu avais perdu il y a bien longtemps, que tu ne pouvais pas penser être là, puisse te parler ? Tu ne pouvais l'imaginer.
Après quelques minutes, tu repris tes esprits, puis tu quittas les lieux, sans rien dire.

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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   Mer 30 Nov - 19:00

L’esprit se montrait désagréable et hostile envers toi, envers cet homme. Tu avais l’impression qu’elle t’avait même insultée et qu’elle te prenait de haut mais, puisque tu n’avais pas compris certains de ses mots, malgré son ton, tu ne te sentis pas pour le moins concernée. Par contre, quand elle te renvoyé d’où tu venais, tu plissas les yeux, demeurant silencieuse. Pour qui se prenait-elle ? Tu étais chez toi, ici, plus que dans la surface. Ce n’est pas parce qu’elle est morte que tu vas te laisser piétiner. Certes, les histoires entre ces deux inconnus ne te concernaient pas non plus mais ce n’était une question de principes : tu ne pouvais pas fermer les yeux sur ce genre de situations, quel qu’ils soient les êtres concernés ou la voie qu’ils ont choisi.

Tu poussas un long soupir, baissant le regard vers l’hybride : il semblait absent, il se vidait du bon que tu avais pu insuffler en lui et se voyait influencé par la violence et la haine de la reptilienne. Cela te désolait, d’autant plus en entendant les propos du monstre éthéré – qui te dévisageait avec un dégoût et une hargne non dissimulés :

Jamais je ne lâcherais l'enfant du Chaos ! Il nous a fait souffrir et je me dois de lui en faire payer le prix ! Tant qu'il ne sera pas mort, et même après, je lui pourrirais la vie ! Dites-lui que sa très chère Néa est juste à côté, qu'elle lui touche l'épaule comme une mère aimante qu'il a massacré avait fait par le passé ! Et Cassandre lui passe le bonjour, et espère qu'il se porte bien ! te cracha-t-elle, agrippant sa main immatérielle sur l’épaule de l’albinos.

Sa présence n’était pas le principal souci, mais ses émotions…
Cette femelle faisait que le vide creuse davantage l’esprit du génocide, alimentant le cycle vicieux de la haine, la vengeance et la violence. Toute cette rancœur te donnait un pincement au cœur et, sachant pertinemment que tu n’allais pas pouvoir chasser cette créature, tu ne pouvais qu’essayer de pencher la balance en soulageant leurs émotions, en protégeant celui qu’elle désignait comme étant « L’Enfant du Chaos ».

Je refuse de lui transmettre un message aussi toxique pour son être comme votre simple présence, Mme. Néa. Et, avec tout le respect que je vous dois, je n’ai en aucun cas prétendu le connaître, ni lui, ni vous. Votre passé, commun ou individuel, ne me concernent point mais, qui que vous soyez, tous les deux, vous avez le droit et le malheur d’avoir choisi cette voie. commenças-tu, te permettant d’effleurer le visage de l’hybride du bout des doigts afin d’essayer d’attirer son attention. Tu t’agenouillas en face de lui, plongeant ton regard dans le sien tout en t’adressant à l’esprit : Vous-même avez dit qu’une fois trépassé, cela ne ferait pas votre bonheur. Je ne cautionne point vos actes, ni les siens, laissez-le suivre la voit qui lui plaît, quelle qu’elle soit. Le Chaos lui-même est nécessaire pour que l’Ordre existe au même titre que les Ténébreuses sont indispensables pour que la Lumière soit. L’Harmonie n’aurait lieu d’être sans cet équilibre...

Prononçant ses mots, tu pris le visage de ton aîné entre tes mains, le relevant un peu, doucement, avant de lui adresser un sourire plein de tendresse. Il était peut-être dangereux, mais il ne méritait pas d’entrer dans l’Ouroboros de la haine : il avait ses propres problèmes, ses propres malheurs.

Rien n’est totalement noir ou blanc, la vie est pleine de couleurs et ce qui peut nous sembler mauvais, peut ne pas l’être pour d’autres. murmuras-tu, lâchant le visage de cet homme avant de glisser tes mains sur ses épaules – posant une main près de celle de la reptilienne, réaffirmant ainsi ta présence et ta détermination.

Alors, tu pris une profonde respiration…
Après une courte pause, ta voix s’éleva à nouveau sous la forme d’un chant, doux, apaisant et plein de sens. Tu y véhiculais autant de la joie comme de la tristesse, de la détermination et de la sincérité. La tendresse et l’espoir que tu y déposais étaient vouées à chasser les mauvaises émotions, encourageant cet inconnu à se ressaisir, à être lui-même et pas ce que le sac-à-main fantomatique voulait qu’il soit.


Le son de ta voix était pur et maternel, harmonieux, se laissant transporter dans l’écho de Waterfall. Tu ne bougeas pas d’où tu étais, persistant à rester près de cet homme à tes risques et périls. Si l’esprit refusait ton aide, tu voulais quand même aider l’albinos de la seule façon que tu connaissais...
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Quand une idée tombe à l'eau, difficile de rester sec... [PV : Amerlyllian]   

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