Amerlyllian A.D. Die Rosenberg


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Amerlyllian A.D. Die Rosenberg

MessageSujet: Amerlyllian A.D. Die Rosenberg Mer 27 Avr - 20:53


► Amerlyllian A.D. Die Rosenberg



Identité

► Nom | Die Rosenberg
► Prénom | Amerlyllia Alice Deliverance
► Surnom | Amy, Lys, Ame, Lilly, Delia, Ali, Blanchette, Siren, Odette...
► Âge | 26 ans
► Sexe | Féminin
► Orientation sexuelle | Pan-sexuelle

► Groupe | Mage
► Métier/occupation | Médium consultante & Artiste indépendante
► Mode | Pacifique
► Particularité(s) | Albinos – ses yeux changent de couleur en fonction de ce qu'elle ressent – a quelques cicatrices çà et là, la plupart peu visibles de part leur âge, principalement des brûlures.
► Inventaire de début | Calepin épais, Trousse de dessin, Ombrelle en dentelle.
► Avatar | Olympia (PFFK)



------------------ ◄ Pouvoirs ► ------------------


Empathie : cette maîtrise permet à Odette de ressentir les émotions des êtres qui l'entourent et de transmettre les siennes. C'est une utilisation passive, pour l'instant, qui ne puise pas dans son énergie, contrairement à son autre don. Elle peut contrôler le flux des émotions en étant à proximité de sa ou ses cibles (à moins de 3m) mais, ce pouvoir peut avoir avoir une portée plus grande si elle véhicule les émotions dans sa voix (son chant, plus précisément) ou dans la musique.

— Médiumicité : ce don lui permet de voir ce que beaucoup ne voient plus ; les êtres qui ne sont plus pour le commun des mortels et, surtout, pour les humains. En effet, on pourrait affirmer qu'elle peut parler, voir et entendre les morts – leurs esprits, du moins. Ce pouvoir peut également l'aider à voir et/ou entendre des événements ayant marqué – ou qui marqueront – un endroit, que ce soit dans le futur ou dans le passé – ce qui l'épuise et peut, même, la faire s'évanouir. Par ailleurs, elle peut également partager ses visions si elle entre en contact avec quelqu'un à l'instant où elle a une vision mais cette utilisation tout autant que la précédente. Il arrive que ses dons convergent dans le monde des rêves, lui permettant d'avoir des visions du passé ou de l'avenir.



----------------- ◄ Caractère ► -----------------


Mentalement parlant, Amerlyllian est quelqu'un de très complexe.
Elle a beau être quelqu'un de souriant, elle n'est pas très expressive. Voici son premier paradoxe car, à vrai dire, elle ne montre que rarement ses vraies émotions : un sourire passe avant tout. Cependant, elle peut se laisser emporter par celles d'autrui et c'est ce qui la rend lunatique – elle les ressent, puisqu'elle est douée d'empathie.

Généralement, vous ne la verrez pas souvent en colère car c'est quelqu'un de relativement calme et de très patient, hormis lorsqu'on touche à ce qui lui appartient ou qu'on blesse ceux qui lui sont chers. Elle ne parle jamais pour rien dire. D'ailleurs, elle ne parle pas beaucoup, en temps normal. Nonobstant, vous pourrez toujours vous délecter du magnifique son de sa voix si vous avez l'occasion de l'entendre chanter – ce qui n'est pas rare.

C'est une femme qui a une très grande culture, qui adore lire et qui est toujours à l'écoute. Elle est le genre de personne qui apprend vite quelque chose et le fait d'être plutôt réservée ne semblait lui poser beaucoup de problèmes sur le plan sentimental. Elle est devenue claustrophobe et le silence prolongé - et absolu - est devenu une source d'angoisse puisqu'il lui rappelle un sale épisode de sa vie. Néanmoins, elle n'aime pas les endroits et les individus trop bruyants.

Bien qu'elle n'ait pas vraiment du mal à s’intégrer dans la société actuelle même si elle fuit la technologie et la foule – on pourrait même la qualifier d'être quelqu'un de sociable mais c'est rare qu'elle aille vers autrui : ça doit être le contraire. Et, malgré son éventuel désir de passer inaperçue, la discrétion n'est pas dans ses gènes, hélas. Globalement parlant, c'est quelqu'un d'humble, de poli et de courtois. Quelqu'un de très affable, pourrions-nous prétendre. On peut dire même, qu'elle est quelqu'un d'assez tactile, qui ne refuse aucune preuve d'affection.

Toutefois, mademoiselle peut se renfermer sur elle-même très facilement et devenir assez froide, sèche, orgueilleuse et très désagréable lorsque l'on essaye de la faire parler de son passé. Elle n'aime pas parler d'elle et ne supporte pas qu'on remette en question sa parole ou ses dires mais elle ne vous fera jamais de mal – physiquement parlant, du moins : elle connaît le pouvoir des mots et n'hésite pas à en faire usage – à bon scient, en général. C'est quelqu'un de très loyal et fidèle mais qui a du mal à s'attacher aux gens, ou, plutôt, qui refuse de le faire par crainte d'être rejetée ou humiliée, notamment lorsque cela concerne ses dons. Elle ne met jamais puisqu'elle considère que c'est un artifice dont elle n'a pas besoin, tout comme les préjugés. Elle traite autrui comme elle juge qu'on le mérite et ce, jusqu'à preuve du contraire. Que c soient des humains, des monstres ou des hybrides. Elle ne juge rien ni personne qu'elle ne connaisse pas, d'une façon ou d'une autre.

Étant très proche de la mort, elle a une sensibilité spirituelle très accrue. Il lui arrive de voir des « choses », comme elle dit. Parfois, vous la verrez parler « seule », en apparences, ce qui n'es pas vraiment le cas. Elle est consciente du fait que tout ce qu'elle voit n'est pas pour autant mais, en temps normal, elle est incapable de faire la différence entre un esprit et une personne normale. Encore est-il, Amy a un moyen quasi infaillible pour arranger cela : tendre une main pour toucher ceux qui se trouvent près d'elle. Si sa main ne rencontre aucun obstacle, c'est que l'Être en question n'est plus. Notre jeune albinos a des troubles du sommeil, elle peine à dormir et les rêves se font rares et chaotiques… En général, elle ne fait que cauchemarder – ce qui ne lui donne pas du tout envie de dormir, au final.

Elle a une vision très poussée de la religion et très « étrange », en même temps. Elle ne croit pas aux dieux tels qu'on nous les présente, mais elle croit dans le concept global, sans jamais réfuter aucune croyance. Elle est très ouverte d'esprit, peut-on dire, puisqu'elle elle toujours fière d'avoir accès à des nouvelles expériences. Elle tente aussi bien que mal de profiter de la vie et sait qu'elle a des limites importantes à ne pas dépasser.

Puisqu'elle est célibataire, elle n'a d'yeux que pour ses plantes et ses animaux, qui comblent partiellement son manque d'affection. Elle ne sait pas vraiment cuisiner, mais adore la pâtisserie parce qu'elle considère que c'est aussi un art. Étant aussi une artiste à temps perdu, elle aime innover ses recettes, utilisant des ingrédients peu communs (des fleurs, en l’occurrence) sans pour autant attenter contre les saveurs de ses créations. Elle sait aussi jouer du piano, de la harpe et du violon, bien qu'elle ne connaisse pas les notes et qu'elle ne sache pas lire une partition : elle joue d'oreille et/ou improvise, la plupart du temps.

Après, il faut la connaître pour mieux comprendre…
En avez-vous toujours envie?



------------------ ◄ Physique ► ------------------


Amerlyllian est une jeune femme qui ne manque point de charme. Son aspect chétif contraste avec ses généreuses formes, se partageant en deux endroits clés : sa forte poitrine et ses hanches bien rondinettes. Elle a une taille très fine, des longs doigts et jambes, un petit nez, des lèvres pulpeuses, des oreilles qui ne sont pas percées et deux grandes améthystes en guise d'yeux. Ces derniers constituent l'une de ses trois particularités, étant donné qu'ils sont pers : ils changent de couleur en fonction de ses émotions et de son entourage.

La deuxième particularité de Deliverance est sa voix, qui est aussi douce qu'harmonieuse, ce qui lui a valu plusieurs appellations (Siren et Odette, par exemple). La dernière particularité est sa longue chevelure d'un blanc immaculé, si on ignore le fait qu'elle soit une mage. À la lumière – quelle qu'elle soit –, cette dernière a quelques reflets argentés. Elle cascade élégamment et traîne par terre si elle ne met pas des talons, puisqu'elle ne l'a jamais coupée. Elle est lisse, bien qu'elle ondule et boucle par endroits, parfois. Il est rare qu'on la voit avec les cheveux attachés.

Notre jeune artiste porte toujours des habits d'époque mais, son ensemble préféré est composé d'un boléro à manches longues et bouffantes -au bout-, une longue robe tricolore (noire, bleue et blanche), un corset noir, des bottes noires à talons -qui lui font gagner quelques centimètres- et parfois des gants ainsi qu'une coiffe.

Pour ce qui est des accessoires, elle porte souvent des plumes, des rubans ou des fleurs – des roses bleues ou rouges, en l’occurrence. Elle passe pour une fille excentrique et fan de plusieurs styles vestimentaires qui sont loin d'être discrets : gothic lolita, victorian lolita et hime lolita, notamment. Il n'y a que peu de couleurs dans sa garde-robe ; seulement du noir, du blanc, du rouge et du bleu ainsi que quelques touches de mauve.

En sommes, et du haut de son mètre soixante deux, cette jeune femme à la peau extrêmement claire semble être parfaite – une vraie petite poupée. Ceci dit, c'est loin d'être le cas. Plusieurs cicatrices ornent son corps, demeurant pratiquement invisibles à cause de son teint diaphane ; ce sont principalement des brûlures trop vieilles pour les cicatrices soient visibles de loin. Elle a également des blessures autour des poignets et de la gorge, ce qu'elle cache avec des manches longues et des ras-de-cou.

Par ailleurs, telle que vous la voyez, Alice souffre d'une légère photo-dermatose, ce qui l’empêche de se balader librement dans la surface ou d'être exposée à des fortes sources de lumière.



------------------ ◄ Histoire ► ------------------



Prologue

« Je ne suis pas certain, M. Die Rosenberg, mais si votre fils souffre de SEP – Sclérose en plaques –, votre fille pourrait également l'avoir… Le facteur génétique est très important pour ce genre de maladies alors, nous devrons faire une ponction lombaire et la faire suivre jusqu'à ce que nous soyons sortis de doutes... »

Tout le monde meurt.
Quel qu'il soit son âge, son sexe, sa race, son statut social ou sa couleur de peau. La Mort n'a pas de préjugés, la Mort est neutre et ne peut être déjouée... ou est-le cas ? Quelle qu'elle soit l'époque dans laquelle nous vivions, nous avons le droit de choisir comment le faire. Nous sommes libres de fuir, de nous cacher et de renier notre mortalité mais tout ce qui est, doit un jour cesser d'être. Ainsi, bien que la date soit floue, la sentence de mort de ton frère sonna lors de votre douzième automne… toi, tu continuas de vivre. Tu étais la plus forte des deux mais, également, la plus jeune.

Ainsi, le monde ne pouvait point cesser de tourner…
Et, suite à cela, ta vie changea brusquement et n'a cessé de le faire – ce n'est toujours pas le cas, d'ailleurs. À bien ou à mal ? Tu étais incapable d'en juger car tu trouvais une sorte de bonheur dans les rares joies de ton quotidien. Même si tu n'avais pas la Foi et que ta santé était plutôt moyenne, tu chérissais chaque moment de heureux – notamment, lorsque tu te trouvais auprès d'animaux, des plantes ou que tu étais ensevelie sous des bouquins.


Chapitre I

Il me semble que ton frère et toi êtes nés au petit matit, un 21 Avril, dans une ville de la surface se trouvant non loin du Mt. Ebott. Même si le printemps s'était aisément installé dans la région, l'hiver peinait à s’éclipser, teignant parfois votre village et la forêt environnante d'un blanc immaculé. Et fut le cas, ce matin-là, bien que la chaste poudreuse n'ait put étouffer les derniers souhaits de votre mère qui vous prénomma respectivement Ewidhyen et Amerlyllian. Plus tard, votre père ajouta deux autres prénoms : un en guise de souhait, pour tous les deux (Alice et Aliott – porteurs du printemps et de noblesse) en honneur à vos grands-parents paternel (Deliverance et Victor).

Au moment même où ta génitrice cessa d'être, ton frère et toi avez respiré pour la première fois, pleurant comme tout nouveau-né le fait. Ton père ne voulait pas de toi mais il fut heureux d'avoir un fils : tu étais une femme et ta ressemblance avec ta mère lui rappelaient que vous étiez la raison pour laquelle sa bien aimée était morte – tu le déprimais, même si tu n'y étais pour rien. Quelques jours après ta naissance, il tenta de t'abandonner en forêt, loin des regards indiscrets et où il était certain que tu ne survivrais pas. Néanmoins, quand il t'entendit pleurer et tousser, il n'en eut pas le courage : il voyait en toi une partie d'Ashley et jugea qu'elle vivait par ton biais, d'une certaine façon.

Au début, il tenta tout de mêmes de t'affamer et te laisser mourir, mais une des employées du manoir s'éprit de toi – ayant perdu son bébé peu avant – et décida de t’allaiter. Elle finit par prendre ton frère en charge, également, sous demande de votre géniteur.

Solace. Tel était le nom de votre nourrice.
Elle était comme la mère que vous n'aviez pu connaître et remplit du mieux qu'elle pu son rôle. Elle aimait les animaux et les plantes. Ainsi, depuis votre plus tendre enfance, elle vous lut des nombreuses légendes et vous apprit quelques notions de botanique – vous étiez des enfants très curieux, très actifs, même si vous étiez les deux totalement différent : tu étais la lune, ton frère, le soleil. Solace vous apprit aussi à lire et à écrire mais, malgré tous tes efforts, ton père ne daignait de t'accorder ne serait-ce qu'un regard alors qu'il emportait parfois ton frère dans son atelier – votre père était un compositeur, un musicien plutôt connu.

Les déceptions semblaient s'accumuler, tout comme tes défauts – du moins, du point de vue de ton père et du personnel du manoir. Tandis que ton frère était un garçon bavard et sociable, toi, tu ne parlais pas, tu demeurais toujours silencieuse et étais très réservée ; de ce fait, on te pensait muette. Toi, tu passais ton temps à dessiner et à observer les animaux qui gambadaient dans les jardins de votre demeure. Tu aurais voulu être vétérinaire ou biologue, une fois adulte, et Solace t'encourageait de tout cœur. Elle complimentait tes dessins, te protégeait des mauvais traitements que les enfants des autres employés te réservaient… Ton frère jumeau ne se mêlait pas de tes problèmes par crainte d'en être éclaboussé : il avait toujours craint le regard d'autrui, il était très influençable et la présence de votre père ne faisait que le rendre plus superficiel et capricieux. De plus, tu passais le plus clair de ton temps malade, ton frère avait une santé plutôt bonne, à l'époque – qu'elle ironie !

Mais, du moment que ta nourrice te chérissait, tu te fichais un peu du reste : quelqu'un t'aimait et te donnait l'impression d'être quelqu'un d'unique qui pourrait faire tout qu'elle entreprendrait de faire. Mais, le bonheur était éphémère, comme les fleurs que tu aimais cueillir autrefois dans le jardin, au crépuscule. Comme elle. Ainsi, elle décéda quand tu avais un peu plus de six ans. Le jour de son enterrement, tu ne pleuras pas : tu lui avais fait une promesse que tu peines parfois à tenir. D'ailleurs, tu ne t'en souviens pas vraiment, tu sais juste que tu avais promis à quelqu'un de ne pas pleurer et de sourire toujours. Quoi qu'il en soit.

Parmi les rares souvenirs que tu as de cette époque, il y a celui du jour où tu quittas ta chambre pour aller espionner ton père et ton frère. Tu aimais le voir travailler, le voir guider les artistes de sa compagnie de danse et de théâtre, le voir s'occuper de ton frère – il semblait heureux et fier, mais tu n'en étais pas jalouse, tu étais triste, surtout. Tu pouvais les entendre chanter depuis ta chambre mais tu préférais les voir faire. Tu les guettais par l’entrebâillement de la porte de la salle de musique jusqu'à ce que ton père te renvoyait sèchement à tes appartements et te fermait la porte. Il était distant et cruel mais tu le respectais et, malgré tout, tu l'aimais –  c'était ton père, après tout. Tu aimais ces moments-là parce que ton frère quittait la salle de musique pour te raccompagner. Tu l'aimais, lui aussi et il se comportait différemment loin du regard d'autrui – quand vous étiez seuls, tous les deux. Il t'encourageait à parler, il savait que tu le faisais parce qu'il t'avait entendu faire une fois, quand tu étais avec Solace. Tous les deux, vous aviez le même pouvoir empathique et vous partagiez vos émotions.

De ce fait, après le décès de votre nourrice, Ewi' passa plus de temps avec toi. Vous jouiez à cache-cache, vous dessiniez en vous cachant sous le lit de ta chambre pour que votre père et le personnel ne vous trouve pas. Tu t'étais même glissée dans son lit les nuits que tu faisais plus de cauchemars. Sa présence te rassurait.


Chapitre II

Quand tu eus 8 ans, ton père décida de faire une pause dans sa vie artistique.
De ce fait, vous avez déménagé en centre ville – où il rencontra une autre femme. Il ne tarda point à se remarier, te laissant encore et toujours de côté – ton frère frère et toi étiez contre cette union mais votre avis ne compte pas beaucoup à vrai dire... Cette femme était plus âgée que ta mère et avait un fils d'un autre mariage. Ton frère et toi ne vous entendiez pas bien avec cette femme, elle ne vous aimait pas. Elle ne voulait que vous faire du mal, fallait croire, mais elle savait que si elle s'en prenait à Ewidhyen, ton père réagirait… C'est pourquoi, elle s'en prenait à toi, qui ne pouvais rien dire et qui avais tendance à te renverser toi-même – tu étais une proie facile, pour elle. Garce. Elle jetait tes affaires, cassait tes jouets et te confisquait les livres que tu prenais dans Sa bibliothèque – même si ces derniers provenaient de votre ancienne demeure. Elle ne te voulait pas à la maison, sans compter que tu lui faisais peur : elle ne supportait pas les enfants attardés ou handicapés et, pour elle, un muet était un handicapé – même si tu ne l'étais pas vraiment. Sans compter qu'elle trouvait malsaine la relation que tu avais avec ton jumeau. Désormais, vous partagiez une chambre mais vous dormiez dans le même lit, vous étiez toujours l'un à côté de l’autre – main, dans la main. Il n'y avait pas moyen de vous séparer et tu jugeas que ce changement fut bon pour renforcer votre lien.

Votre géniteur avait essayé de convaincre ton frère de considéré cette harpie comme votre nouvelle mère mais il refusa. Il se rebella, même, détissant ses habits dès qu'il en avait l'occasion – il tartinait le maquillage dessus, par exemple. Tu n'étais pas adepte de ce genre de vengeances, mais Ewidhyen était loin d'être aussi pacifique que toi…  Ton frère et toi avez fait votre éducation à la maison, un tuteur passait – de temps à autres – pour vous faire cours.

Quand ton jumeau était occupé à apprendre la musique et le théâtre auprès de ton père, tu te renfermais dans ta chambre pour ne ps entendre les cris de cette femme. Parfois, son fils montait à l'étage pour venir te parler ou, du moins, essayer. Il avait environ dix ans de plus que vous et ne passait pas beaucoup de temps à la maison – il n'aimait pas non plus sa mère, il préférait étudier et ne rentrer les week-ends, les vacances et quelques soirs en vrac pour voir si tu allais bien.

Ton nouveau frère s'appelait Lawrence et il t'apprit la patience.
Il te donnait parfois des cours de cuisine, parce que tu étais curieuse. Il voulait devenir pâtissier et il lui restait peu, désormais, pour l'être. Il t'encouragea même à aller à l'école afin de te sortir du foyer familial mais ta photo-dermatose limitait un peu tes sorties... Il voulait que tu aies des amis, que tu connaisses le monde qui t'attendait loin des murs de ta chambre. Il se trouva même un petit travail à temps partiel afin de pouvoir payer les rares dépenses que ton scolarisation pourrait supposer. Il aimait te voir sourire mais il avait conscience que, dès qu'il s'éloignait et que tu pensais que personne ne pouvait te voir, tu devenais inexpressive. Ton regard trahissait ta mélancolie – et c'est toujours le cas. Ewidhyen était jaloux de lui et pas qu'un peu. Tu t'étais même disputée avec lui, parce qu'il ne voulait pas que tu fasses confiance à ce sale type – comme il qualifiait Law.

*****

Cette première année en pleine ville se fit longue et difficile.
On dût assombrir une partie de la maison pour que ton frère et toi puissiez y errer sans problèmes. Ta maladie cutanée n'était que légère, bienheureusement, mais tu ne pouvais désormais plus sortir les jours où il y avait trop de soleil – notamment, en été. Tu ne pouvais plus jouer dehors à moins qu'il fasse gris ou qu'il y ait de la brume. Ton demi-frère t'offrit alors quelques ombrelles et un baume protecteur afin de te protéger des Rayons UV ; il voulut même en offrir à Ewi', mais il n'en voulut pas – votre relation s'envenimait. Ce petit détail pouvait sembler anodin mais tu n'étais pas habituée à recevoir des cadeaux, encore moins quand ce n'était pas ton anniversaire. Ce jour-là, tu pleuras de joie : tu te sentais valorisée, aimée. Ton frère était très attentionné ; il te rappelait Solace dans la façon qu'il avait de te cajoler et te réconforter.

*****

En septembre de cette même année, Law t'amena voir l'école qu'il y avait en ville – il proposa à Ewi' de venir, mais il préférait étudier à la maison ; il aurait préféré ne t'avoir que pour lui, ce qui était possible quand Law ne se mêlait pas de votre vie. Ton jumeau le haïssait comme il haïssait l’autre garce et comme il était venu à haïr votre père.

Law ne voulait pas t'y inscrire directement, pour ton bien, puisqu'il y avait encore des vagues de chaleur et beaucoup de soleil. Ainsi, après avoir fait un tour et avoir parlé avec l'administration du centre, vous êtes rentrés à la maison. Tu étais impatiente de commencer les cours mais, en même temps, tu avais peur : voir autant d'enfants et d'adultes ensemble, qui grouillaient et faisaient bruit un peu partout, te rendait mal à l'aise. Ce ne fut qu'un an plus tard, lors de ton huitième automne, que tu intégras l'école. Les enfants ne jouaient pas avec toi, ils ne faisaient que te regarder de loin, restant assise à l'ombre des arbres de la cour – ou à l'intérieur de la salle pendant qu'ils courraient et sautillaient dehors. Ils ne t’intéressaient pas et certaines filles étaient jalouses de toi – elles te regardaient avec dédain, lorgnant tes habits et tes ombrelles. Pourquoi ne pouvaient-elles pas en avoir et toi si ? C'était pourtant interdit par l'école mais, pour toi, c'était nécessaire… Elles ne comprenaient pas la raison de cette exception administrative.

Ces enfants étaient cruels et superficiels mais tu étais habituée à ce genre de personnes – tu avais grandi dans un milieu qui ne pardonnait pas, socialement parlant. De plus, ils te trouvaient étrange parce que tu n'avais pas envie de courir comme eux : tu préférais lire et dessiner, tu étais très calme et mature malgré ton jeune âge. Tu ne pouvais pas sortir autant de temps qu'eux : tu avais l'air d'être trop fragile et les professeurs étaient souvent collés à toi pour voir si tu allais bien ou pas, si tu avais besoin de quelque chose. Dès que tu te blessais par maladresse, on t'amenait toujours à l'infirmerie : on te surprotégeait mais tu n'étais ni malade, ni handicapée et ton silence n'arrangeait pas l'affaire.

Après les cours, ce n'était pas rare que tu regardes Law travailler dans la cuisine. C'est ainsi qu'est née ta passion pour les douceurs : tu étais très gourmande mais on ne t'avait jamais chouchoutée à ce point. Et, à vrai dire, depuis la mort de ta nourrice, tu n'avais pas eu des goûters sauf si ton frère Ewi' t'en apportait en cachette. Ton père préférait se consacrer à sa nouvelle épouse, cherchant des nouvelles idées pour sa compagnie et, surtout, d'une façon grâce à laquelle il pourrait payer ses dettes – les dettes que son dernier mariage avait accentué.

*****

Tu n'as jamais été très bavarde et les seules personnes à qui tu adressais la parole, c'étaient tes frères.

Le jour de ton neuvième anniversaire tu n'as pas été en cours. Ton frère Ewidhyen et toi étiez malades : lui, il avait de la fièvre et toi, tu faisais étrangement de l'asthme – sans compter que tu avais mal au ventre. Le soir, quand Law rentra à la maison, il fit appeler un docteur – qu'il paya lui-même. Ton père était à la maison mais il avait été occupé, nettoyant son atelier. Ta marâtre, quant à elle, avait été faire les boutiques. Entendant du bruit à l'étage, votre géniteur s'était approché de votre chambre, où Law et le docteur s'occupaient de vous : il vous guettait, te comparant à Ewi – tu étais une fille plutôt maigrichonne tandis que lui, il était un peu grassouillet. Il s'était posté devant votre porte, vous surveillant pour pas qu'on dise à quel point on te négligeait parce que ça pouvait lui porter préjudice, les services sociaux pouvaient t'emporter et/ou lui, il pourrait aller en prison. Il n'était pas très inquiet à ton égard puisque tu étais sensée être muette, tu ne pouvais donc pas trahir ta situation – ton frère Ewidhyen, oui, mais il se méfiaient encore plus de Lawrence.

En te regardant pour la première fois après des nombreuses années, ton père réalisa à quel point tu ressemblais à ta défunte mère et ce fait lui donnait des remords : il avait trahi les derniers souhaits de son premier amour, il t'avait délaissée pour être avec une femme qu'il n'aimait pas, en fin de comptes, et qui ne faisait que creuser ses dettes.

Aliott a un rhume commun, rien de bien important mais il faudra qu'on lui donne du paracétamol pendant une semaine. commença le vieil homme, notant tout sur un petit papier. Il marqua une pause puis te regarda, toi. Alice, toi... Qu'est-ce que tu as mangé aujourd'hui, ma petite ? demanda le docteur, visiblement inquiet.

Mais tu ne répondis pas. Ewi glissa une main sous la couette jusqu'à pouvoir saisir l'une des tiennes. Il t'encourageait à parler mais tu baissas le regard, tu tremblais et tu avais des cloques aux lèvres. C'était la première fois que ça t'arrivait et ton état s'était empiré depuis que tu avais mangé un brownie en cachette, à l'heure du goûter. Tu pinças les lèvres, ayant du mal à respirer : tout pointait à une réaction allergique, c'est pourquoi, le docteur sortit une seringue et t'injecta de quoi traiter ça. Le docteur demanda à Law de te surveiller un temps afin de déterminer ce que tu avais mangé et qui ait pu te faire une réaction mais… vu que tu n'avais mangé que ce brownie et des bonbons, ce n'était pas difficile de déterminer la cause. Ton demi-frère s'assit sur le lit, te caressant doucement la tête en écoutant les possibles effets secondaires du médicament antihistaminique : fatigue, confusion, nausées, baisse de tension, etc. Alors que le docteur allait quitter la chambre, tu as rompu le silence pour la première fois… face à ton père.

… B….Br… …. Brownie... soufflas-tu, d'une voix étouffée. Tu avais du mal à parler.  J'ai mangé un brownie…. Tantôt… à 18h... et... quelque...

Le Docteur haussa un sourcil, surpris mais pas de savoir ce que tu avais mangé, mais de ce que tu n'avais PAS mangé : tu étais sincère, on le savait. Si tu n'avais rien mangé d'autre jusqu'à 22h et qu'en plus tu avais été seule avec une crise allergique, quel genre de parents avais-tu ? Même si tu cherchais à ne pas nuire ton père, ces propos innocents en disaient long. Le docteur revint près du lit et reprit son exploration : trouvant que tu avais sûrement plusieurs carences. Néanmoins, ton frère et toi sembliez avoir de l’immuno-dépression. Puisque tu manquais visiblement de vitamine D, le docteur pensa que c'était pareil pour ton frère et assuma que c'était la raison pour laquelle tu étais toujours malade. Pourtant, ton frère était plutôt sain, d'habitude. Il compensait un peu sa carence avec le lait mais, toi, tu n'en buvais pas – ça t’écœurait. Comment se faisait-il que sa santé s’appauvrissait ainsi ? Il ne le comprenait pas.

Ton père, quant à lui, n'en revenait pas.
Il était même entré dans la chambre pour s'assurer qu'il avait bel et bien entendu ce qui semblait être ta voix. Un éclat avide et intéressé luisit dans son regard : le son de ta voix avait déclenché un sentiment qu'il n'avait pas éprouvé depuis longtemps – l'envie d'écrire, de composer à nouveau : ton frère jumeau et toi aviez des voix qui pourraient très bien s'harmoniser. Et si vous dansiez ensemble, un jour ? Et si vous étiez les deux sur scène, jouant SA pièce ? Oui. Oh que oui. Le visage de votre géniteur trahissait tous les projets qui avaient traversé son esprit. De ce fait, Lawrence fronça les sourcils et le dévisagea. Le docteur l'invita à quitter la chambre afin de pouvoir poursuivre les auscultations en privé : il jugeait qu'il n'était qu'un obstacle et que tu ne parlerais pas plus en sa présence. Pour la première fois, tu eus peur de ton père, de la façon dont il te regardait. De son attitude. Ewidhyen serra plus fort ta main – cherchant à te rassurer, à te détendre.

Ce fut ainsi qu'on apprit que tu étais allergique aux fruits secs et qu'on déclara votre immuno-dépression. On commença à vous faire un suivi périodique parce que le docteur trouvait qu'il y avait anguille sous roche : l'apparition soudaine de ces deux pathologies, et d'autres signes, pointait à un cadre clinique bien plus inquiétant… Personne ne s'y avança, préférant voir ton développement. Pourtant, toi, ton état s'améliora avec une cure de vitamine D et quelques compléments alimentaires.

*****

Votre père, quant à lui, fit plus attention à toi.
Il vous apportait des repas à la chambre – des repas que tu ne mangeais pas toujours, ça l’énervait. Il voulait t'entendre parler, il essaya de convaincre Ewi pour qu'il te fasse parler et chercha même le moyen de t'y forcer – en vain. Tu avais peur de lui, il était trop envahissant, sa colère et sa frustration se faisaient ressentir. TU les ressentais, ton frère aussi. Il congédia les employés de la maison afin de réduire vos dépenses. Il coupa aussi le robinet à ta marâtre, ce qui créa des tensions. Elle n'était heureuse que quand elle dépensait, après tout…

Après quelques semaines, quand ton frère et toi fûtes guéris, ton père exigea que tu dînes avec eux afin que tu t'intègres un peu plus dans la famille. Tu te plaçais entre tes frères Ewidhyen et Law, quand il était à la maison. Et, si aucun des deux ne pouvait être présent à table, pour X raisons, tu ne mangeais pas. C'était encore une chose qui exaspérait ton père…

*****

Avec le temps, votre père finit par craquer et fouilla votre chambre pendant que tu étais à l'école : il savait que tu écrivais un journal, Lawrence t'y avait encouragé et Ewidhyen t'avait trahie : il le lui avait dit un jour qu'il était en colère conter toi, parce que tu avais passé l’après-midi avec ton Law, plutôt que la passer avec lui – choses d'enfants, dirait-on.

Hélas, ton n'aimait pas savoir que tu avais des secrets… oui, mais, ce qu'il n'aimait vraiment pas, c'était le fait devoir admettre qu'il ne te connaissait pas et que tu semblais t'éloigner de plus en plus de lui. Il voulait que tu l'aimes, il voulait que tu sois plus proche de lui mais il te faisait peur : il ne t'aimait pas, toi. C'était ta voix, qu'il aimait. Il ne trouva pas ton journal, mais il trouva une photo de ta mère biologique que tu avais trouvé sous le canapé du salon – dans l'ancien manoir. À ton retour, il te gronda sévèrement et te donna une fessée pour avoir prit ladite photo – c'était la seule qu'il avait de votre mère, d'Ashley et il y tenait énormément.

Après cette fessée, tu perdis le peu d'estime que tu avais envers ton père. Tu ne lui accordas plus jamais un regard et tu évitas sa présence. Ton frère lui tourna définitivement le dos et refusa de poursuivre les cours de musique et de théâtre.

*****

Lors de votre douzième hiver, tu sentis que quelque chose n'allait pas chez ton frère : quelque chose était en train de changer en lui et tu ne savais pas quoi... Tu avais l'impression qu'il était plus maladroit que toi, qu'il doublait d'effort quand il s'entreprenait de faire quelque chose alors que toi, tu semblais aller de mieux en mieux – physiquement, du moins. Tu devenais une fille forte et saine alors que ton frère transformait son mal-être en méchanceté. Encore une fois, vous vous êtes disputés mais… cette-fois-ci, les choses n'avaient pas l'air de vouloir s'arranger parce qu'on finit par te changer dans une chambre

Au nouvel an, Lawrence rentra à la maison. Cela faisait plus d'un an que tu ne l'avais pas vu.
Vous aviez tellement de choses à vous dire ! Tu pleuras, ce jour-là.


Chapitre III

En Avril, pour ton treizième anniversaire, ton père t'offrit quelque chose pour la première fois : un violon qu'il avait payé à moitié avec Lawrence. Il lui avait dit qu'il voulait t'offrir quelque chose et qu'il ne savait pas quoi – votre demi-frère lui proposa cette idée. Votre aîné était méfiant à l'égard de ton géniteur mais il voyait gentil le fait qu'il veuille se rattraper : il ne savait pas ce qu'il te réservait. Votre géniteur offrit quelques livres à ton frère puisqu'il ne voulait plus jamais entendre parler de musique – de sa part, du moins.

Ainsi, ton père te fit remplacer Ewidhyen et commença à te donner des cours de violon et piano. Il était très strict mais patient, au début. Tu avais beaucoup de mal à apprendre le solfège et tu n'arrivais pas à lire les partitions – ce n'est toujours pas le cas. Néanmoins, il découvrit que tu avais beaucoup de talent dans le domaine artistique ainsi qu'une excellente mémoire. On pouvait même te qualifier d'enfant prodige puisque tu pouvais jouer d'oreille quelque chose que tu avais déjà entendu, auparavant ; du moins, c'était le cas du piano. Le violon, c'était une autre histoire – c'était plus complexe et tu dus t’entraîner davantage, mémorisant la position des doigts et les sons qu'elles produisaient quand l'archet glissait sur les cordes. Tu avais tes propres méthodes d'apprentissage : tu étais très autodidacte et impliquée.

Nonobstant, ton père t'exigea davantage, au fil du temps.
Désormais, il voulait que tu chantes.
*****

Nombreux furent les mois qui s'écoulèrent avant que tu ne cèdes à la pression que ton père t'infligeait. Il menaçait de te déscolariser si tu ne faisais pas ce qu'il disait – ce qui aurait plu à ton jumeau, malgré tout : il n'avait toujours pas accepté le fait que tu ailles en cours, loin de lui, pendant toute la matinée. Tu avais entendu les femmes de sa compagnie chanter maintes fois quand vous viviez au manoir.

Au début, il se contenta de te faire chanter dans des chœurs après l'école et reprit progressivement ses activités artistiques. Il contacta les membres de sa compagnie leur annonça des changements et des nouveaux : ils allaient reprendre leurs activité.

L'été suivant, il commença à te faire suivre le même entraînement qu'un adulte aurait suivi, en temps normal. Il voulait désormais que tu danses : tu étais fatiguée mais, malgré tout, tu avais réussi à prendre goût à ce que tu faisais. C'était une forme d'évasion comme une toute autre… mais ton corps avait des limites qui ne sauraient tarder à faire surface.
*****

Quelques années plus tard, alors que ta carrière semblait avoir atteint son apogée, quelque chose se brisa en toi : alors que tu devais danser au Grand Théâtre, le stress et ce mal-être non identifié te firent perdre le nord : ton corps refusa de bouger, tes jambes lâchèrent et tu finis par tomber. L'ironie du sort voulut que ce soit dans l'acte final du Lac des Cygnes : la mort d'Odette… En coulisse, ton père parlait au téléphone, l'air inquiet : quelque chose n'allait pas, quelque chose s'était passé. Mais quoi ?

Ewidhyen – ce fut le seul mot qui te parvint.
Cette sensation étouffante s'agrandit en toi, te faisant hyperventiler, tu ne pouvais pas continuer de danser. Tu faisais une grise d'angoisse. Ton père te regarda sérieusement, tandis que ton partenaire de danse t'aidait à te relever et t’accompagna hors du scénario.

Vos insomnies répétées, la fatigue prolongée, votre mauvaise alimentation - et les médicaments pour retarder certaines symptômes pour lesquels ont n'avait pas de source concrète, que ton frère prenait – vous avaient considérablement affaiblis. Tu jonglais entre ta vie de collégienne et ta vie artistique : tu étais devenue une sorte diva, une chanteuse d'opéra et une danseuse très appréciée du publique. On t'appelait Odette à cause de tes représentations en tant que le cygne blanc et Siren, à cause de ta voix – la critique artistique trouvait ces surnoms amusants, ils t'allaient. Par ailleurs, à moins d'être présents lors des spectacles, rares étaient les images qui circulaient puisque ton père refusait qu'on te filme ou qu'on te fasse des photos – sous prétexte que le flash et les lumières pourraient te blesser. C'est pour cette même raison que le théâtre avait un faible éclairage quand tu devais y jouer ou y danser.


Après cet accident sur scène, ton père et toi avez quitté les lieux pour vous rendre à l’hôpital – où se trouvait ton jumeau : il était tombé dans les escaliers. Il y a quelque temps, on avait fait des preuves à ton frère, sans que tu le saches, le docteur avait parlé avec ton père en privé et, on voulut également que tu passes ces mêmes examens  afin de s'assurer que tu n'étais pas porteuse de la même maladie que frère : la Sclérose en Plaques.

Les bruits de la pièce et les regards se fondaient, disparaissant progressivement. Même si votre relation s'était ternie depuis quelque temps, tu l'aimais… il faisait partie de toi, il était une des rares personnes qui t'avait aimée. Le voyant allongé sur ce lit étroit, dans un endroit aussi blanc qu'on vous y confondait, l'odeur de l'antiseptique et le bruit des moniteurs de surveillance médicale te donnaient envie de pleurer. Tu étais perdue, toi qui tentais d'être aussi optimiste que possible, tu sentis le monde se dérober sous tes pieds quand quelques bribes de la conversation du docteur parvinrent à tes oreilles : c'était incurable, maladie neurodégénérative, Ewi devra être hospitalisé, son état risque d'empirer et, pour l'instant, il semblait avoir plongé dans le coma à cause d'un traumatisme crânien. Tu étais angoissée, tu avais peur pour ton frère jumeau.

Qu'allais-tu faire sans lui ?
Soudainement, ton cœur manqua un battement – c'étaient trop d'informations pour toi, trop d’éventements dans une même journée. une voix féminine et familière te parvint alors que tu fermais les yeux – penchée sur le lit de ton frère : Solace, c'était celle de ta défunte nourrice. Tu sentis à nouveau ses caresses sur ton front, tandis qu'elle te chantonnait une douce mélodie afin que tu puisses te reposer un peu – tout en restant au chevet de ton autre moitié.

Ce fut à partir de ce soir là, que tu sus que tu pouvais percevoir ce qui n'était plus.
La seule bonne nouvelle de ce soir-là, ce furent tes résultats médicaux négatifs : tu n'avais pas de la SEP.

*****

Ton géniteur n'accepta point le fait que ton frère soit malade et, encore moins, que tu refuses de continuer à danser. Il commença à planquer tout l'argent que tu avais gagné, ne laissant qu'un peu dehors – suffisant pour payer les médicaments les plus importants. Il refusa de payer les éventuelles séances de réhabilitation et autres outils d'aide, dans le cas où la santé de ton frère se détériorerait trop rapidement – ce dernier se réveilla du coma après quelques semaines.

Le traitement que l'administration publique lui payait en partie ne lui allait pas puisqu'il y était allergique, comme l'avait suggéré le docteur au début. Ce fut ton frère Law qui prit en charge une bonne partie de ses dépenses médicales quand il ouvrit sa pâtisserie-salon de thé, en ville : il ne supportait pas de te voir triste parce que, même s'il ne s'entendait pas avec Ewidhyen, il était ton jumeau – malgré tout. Ton père ne te laissait pas même voir un centime de ce qu'il gagnait à tes dépens, pas même pour que tu puisses aider ton jumeau – qu'il délaissa, peu à peu, comme il t'eut délaissée autrefois. Il disait que ce que tu gagnais en tant que chanteuse d’opéra et actrice (en théâtre), ne suffisait pas à couvrir ce que tu dépensais en nourriture, déplacements, etc – mais c'était faux, il refusait juste de te donner l'argent, sans compter que sa femme en dépensait en cachette tout autant.

Ayant marre des abus d'autorité de vos parents et de ton exploitation artistique, Lawrence se proposa pour être ton tuteur légal – ton père refusa et sa mère aussi, puisque tu étais leur gagne pain principal. Qui sacrifierait son propre bien être économique et social pour la santé de leur enfant ? N'importe qui qui l'aime. Eux, ils ne t'aimaient pas et ils n'aiment ni Law ni Ewi, non plus. Lawrence quitta la maison mais vint tout de mêmes te visiter autant de fois qu'il lui fut possible : il ne supportait plus ton père et… son orientation sexuelle était un sujet délicat. Il ne pouvait donc plus vivre avec vous.

*****

Peu après ton dix-huitième anniversaire, Ewhidyen mourut : son cœur lâcha. Sa souffrance prit fin avec son dernier souffle : il n'était plus lui-même, il était coincé dans un corps qui végétait pratiquement sur un lit dont il s'était lassé il y a longtemps.

Quelques mois plus tôt, alors qu'il était encore capable de parler, il te commenta qu'il avait fermé les yeux sur cette réalité qui ne lui convenait point mais qu'il fallait que tu continue : tu étais forte, tu étais jolie et tu étais agréable. Ta présence apaisait les gens, l’apaisait – lui. Il te demandait de chanter pour lui, dès que tu avais un creux, de lui parler de tes journées. Il fut heureux de savoir que tu donnais du fil à retordre à votre géniteur et, pour une fois, il fit heureux de savoir que tu n'étais pas seule – que Lawrence était là, pour toi, pour te protéger et t'aider. Il te confia à lui, s'excusant pour tout ce qu'il avait pu lui dire ou faire depuis votre rencontre.

Après cela, tu as quitté cette demeure qu'on voulut te faire considérer comme ta maison et tu allas réfugier chez ton frère. Ce fut ainsi que tu appris qu'il était homosexuel et que tu commenças à habiter avec lui.

*****

Vivant avec Lawrence, tu cessas d'aller en cours et tu optas pour l'aider dans la boutique ; également, tu commenças à peindre et à dessiner sérieusement, vendant parfois aux enchères tes créations – à contrecœur : tu n'aimais pas les vendre, tu préférais les offrir mais il fallait que tu gagnes de quoi couvrir un maximum tes dépenses – c'était le seul moyen de ne pas encombrer ton frère et de le remercier pour tout ce qu'il avait fait et faisait pour toi.

Ton frère amenait souvent des gens à la maison, des hommes, principalement – c'est pourquoi, tu préférerais rester autant de temps que possible dehors, plutôt que rentrer. Tu refusas de te présenter à tous les spectacles et invitations envoyées par ton père et songeas à voyager pour te faire oublier. Quant ton frère Lawrence trouva un petit copain, tu te sentis de trop et, pour le bonheur de ton aîné, décidas de quitter la maison. Tu ne savais pas où aller ni que faire puisque tu n'avais pas vraiment d'études.

Tu devins amie d'une vieille femme, une fleuriste, qui usait de la magie de la flore : elle était capable de faire pousser des plantes, de les revigorer et autres. Tu trouvais ça fantastique, tu avais toujours cru aux que ce genre de choses existaient, toi-même tu avais des pouvoirs qui n'étaient pas donnés à n'importe à qui. Tu partageas ton expérience avec elle et vice-versa, elle te donna un toit, un travail et de la nourriture – c'était un amour, cette femme. Elle te traitait comme la fille qu'elle n'avait jamais eu, plutôt que comme une simple employée. Ce fut par son biais que tu appris l'existence de l'Ordre des Mages parmi tant d'autres choses – telle que l'existence des Monstres, des hybrides et ce que l'Ordre avait fait, par le passé. Elle semblait rendre des comptes à ce groupe – comme tous les autres mages et comme toi, par la suite.


Épilogue

Il y a cinq ans, la barrière qui scellait l'Underground fut brisée et les monstres purent rejoindre la surface. Depuis, ils habitent parmi vous. Tu avais entendu parler d'humains qui avaient, quant à eux, été vivre là-bas et le fait de voir un monde qui t'était inconnu, le fait de fuir le soleil un temps et t'éloigner de ta famille était quelque chose de très tentant. Ainsi, tu pourrais te faire oublier, tu pourrais faire ta vie et aller à la surface que lorsque tu y serais contrainte. Mais… n'était-ce pas trop dangereux ? Les deux races avaient des préjugés auprès des personnes de ton genre – mais, il fallait avouer que ce n'était pas pire que ce qu'on osait dire des métis, des hybrides. Tu ne cachais pas vraiment ta nature, tu étais prudente seulement. Tu n'abusais pas de tes pouvoirs et, surtout, tu ne les utilisais jamais à mauvais escient.

Tu étais une jeune femme réservée et plutôt indépendante, voire solitaire, mais tu craignais cette solitude qu'on pensait que tu appréciais tant… Il fallait que tu fasses enfin ta vie, que tu trouves des amis – des vrais – et que tu t'installes quelque part, Amy. Pour l'instant, ça fait un peu plus d'un mois que tu as osé mettre les pieds dans l'Underground et… tu dois l'avouer, tu aimes bien cet endroit. Tu t'es installée à Snowdin, où il fait assez froid toute l'année et que la neige est éternelle.

Sauras-tu y survivre ? Tu feras de ton mieux, mais…
Malheureusement, tout ne dépend pas que de toi, ma grande.



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Amy est allergique aux fruits à coque et aux arachides.




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MessageSujet: Re: Amerlyllian A.D. Die Rosenberg Jeu 28 Avr - 17:26
Graouh !
Je m'excuse pour le double post, je voulais seulement signaler que ma prez était finie. Encore est-il, je me suis vaguement relue, j'ai corrigé ce que j'ai vu mais il doit y avoir encore des oublis (des fautes, entre autres). Je ne savais pas trop comment introduire la venue d'Amy à l'Underground ni comment agit l'Ordre. S'il y a quoi que ce soit qui dérange ou autres, n'hésitez pas à me le faire savoir : je le corrigerais aussitôt. Idem si vous voulez plus de détails pour quelque chose.

NB : je m'excuse pour la longueur de ma fiche T_T J'ai réduit autant que possible.
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MessageSujet: Re: Amerlyllian A.D. Die Rosenberg Ven 29 Avr - 16:41
Je passe pour nam ton code ~
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MessageSujet: Re: Amerlyllian A.D. Die Rosenberg Ven 29 Avr - 16:44


Très happy Tu es validé ! Très happy

Bravo, bravo !
Ta fiche est enfin terminée et le staff t'informe qu'elle est validée !


On va vite te donner ta couleur, qui fait référence à ton groupe, et remplir ta fiche de RP, dans ton profil. Mais ce n'est pas tout pour toi ! Tu ne peux pas encore te tourner les pouces, malheureusement. Je vais t'aider à terminer rapidement ce qu'il y a à faire. Suis bien ce que je vais te dire.

D'abord, rends-toi sur ton profil, tu devrais savoir comment en fait, non ? Parfait ! Tu as un champ "Présentation". Il va falloir que tu copies le lien de ta fiche de présentation pour le coller là-bas. Comme ça, on aura accès facilement à ta présentation, depuis ton profil.

Maintenant que tu as rempli cette petite chose, on va pouvoir continuer. Si l'avatar de ton personnage provient d'une autre personne ou d'un anima/manga/film/..., il va falloir passer par le Bottin des avatars afin d' l'y recenser, pour éviter que d'autres prennent le même avatar que toi et qu'il y ait des conflits.

Ensuite, rends-toi dans Gestion du personnage. Ici, tu trouveras tout ce qu'il faut pour ton personnage. Rien n'est obligatoire, mais c'est toujours sympas d'avoir un récapitulatif des personnes que tu connais en RP et des RP que tu as fait (Liens), ou même avoir un téléphone pour pouvoir communiquer en dehors des RP avec les personnages des autres (Téléphone) et même, demander si quelqu'un veut RP avec toi (Demande de RP).
Bien bien, maintenant, rends-toi dans les Demande de maison/chambre. Il serait dommage que ton personnage dorme dans la rue, non ? Alors va par ici et demande au staff de te créer une maison ou une chambre, comme ça ton personnage aura son chez-soi.

Tu as terminé tout ce qu'il te restais à faire, ouf ! Maintenant tu peux t'amuser avec les autres. Si tu as des questions, le staff est toujours là pour t'aider.
Bien sûr, tout est expliqué aussi dans le Tutoriel d'arrivée sur le forum, je ne fais que répéter, héhé.
Sur ce, amuse-toi bien parmi nous !
© Beroz
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